Les livres que j'ai lus et que j'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou...pas du tout. Mes compte-rendus de lectures et commentaires personnels.
Le premier soir j'ai vu et entendu Ashok Pathak jouer
du surbahar. le surbahar est un gros instrument à cordes avec un long manche. En haut du manche est fixée une calebasse qui sert de caisse de résonance. En jouant le musicien imprime des mouvements
circulaires à son instrument et on entend alors le son résonner en tournant. Ashok Pathak a joué des ragas d'Inde du nord. Il s'agit de bases musicales sur lesquelles il improvise de façon
méthodique. Je répète ici, simplifié à l'extrême, ce qu'on nous a expliqué le soir de l'audition. Je n'ai pas l'oreille assez exercée pour l'entendre moi-même mais j'ai apprécié cette musique que
j'ai trouvé appaisante.
Le lendemain c'était la
danse au programme. le bhârata natyam
précisément,
dansé par Priyadarsini Govind. La danseuse est accompagnée d'un petit orchestre composé d'une chanteuse et de trois musiciens. Preethi Mahesh chante superbement. Elle a une voix grave, à la fois
douce et puissante, c'est un régal. Les instruments sont un violon -et à l'entendre sans le voir j'aurais juré que le violon est un instrument indien- un /des(?) nattuvangam (petites percussions
métalliques) et un mrivangam, sorte de tambour.
Priyadarsini Govind est équipée de bracelets de chevilles
à clochettes et danse en tapant des pieds. Ces frappements sont rythmés par le nattuvangam de façon parfaitement synchronisée. La danse raconte une histoire mais là aussi c'est parce qu'on nous
l'avait dit avant que je le sais. Je me suis simplement laissée porter par le plaisir esthétique, l'adéquation parfaite entre la musique et la danse. Par moments la danseuse était totalement
immobile et faisait seulement bouger sa tête latéralement, mouvement typiquement indien que j'adore. Elle avait un sourire radieux et c'était positivement jubilatoire à regarder.