Les livres que j'ai lus et que j'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou...pas du tout.
Mes compte-rendus de lectures et commentaires personnels.
Monica Ali, Sept mers et treize rivières, Belfond (aussi en poche chez 10-18)
Née au Bangladesh, Nazneen a été mariée à 18 ans par son père avec un émigré installé à Londres. Elle a quitté son pays. Son mari a 40 ans. Il est gentil mais pas
très enthousiasmant. Il est véléitaire, parle beaucoup, fait des leçons et ne s'inquiète pas de savoir si Nazneen l'écoute ou a quelque chose à dire. Il ne veut pas qu'elle sorte alors elle reste
seule à s'occuper de son intérieur : "En dix-huit années d'existence, elle n'avait pratiquement jamais passé un moment toute seule. Jusqu'à ce qu'elle se marie. Et vienne à Londres pour rester
assise jour après jour dans cette grande boîte pleine de meubles à épousseter, résonnant des bruits assourdis d'autres vies calfeutrées au-dessus, au-dessous et autour d'elle."
Le temps passe. Nazneen fait connaissance avec d'autres Bangalies dans sa cité de Brick lane. Elle devient amie avec Razia. Surtout elle vit par procuration à travers les lettres qu'elle reçoit de
sa soeur cadette Hasina, restée au pays. A 16 ans Hasina a fuit sa famille et fait un mariage d'amour contre l'avis de son père. Puis elle a quitté son mari qui la battait. Depuis elle a connu des
moments très difficiles mais elle survit, continuant de se battre, d'avancer et d'écrire à sa soeur, seul membre de la famille avec qui elle reste en contact.
Et puis Shahana, la fille aînée de Nazneen, devient adolescente. Elle se révolte contre son père et ses leçons, elle veut porter des vêtements à la mode.
Et puis Chanu, le mari de Nazneen, lui achète une machine à coudre pour qu'elle puisse travailler dans la confection à domicile. Et un nouveau personnage entre dans sa vie, Karim, l'intermédiaire
qui apporte et vient rechercher les pièces.
Et puis Chanu parle de plus en plus sérieusement de retourner au Bangladesh.
Tout cela va pousser finalement Nazneen à prendre elle-même les décisions la concernant.
"Ce qu'on ne peut pas changer doit être enduré. Et comme rien ne pouvait être changé, il fallait tout endurer."
Voilà comment vit Nazneen et j'ai trouvé que la lecture était comme sa vie : assez ennuyeuse. Comme elle j'attendais les lettres de Hasina qui apportaient un peu de mouvement. J'ai tenu jusqu'à la
fin parceque je voulais savoir ce qu'il advenait des personnages mais je n'ai pas beaucoup apprécié et parfois j'ai lu en diagonale.
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Certes mais j'avais déjà lu des romans où il ne se passait pas grand chose et qui m'avaient accrochée par leur style. Ce n'est pas le cas de celui-ci.<br />
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N
Naina
10/05/2008 18:33
Ce roman ne m'a pas non plus laissé un souvenir marquant.