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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux"

Jules Renard

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 15:02
Arnaldur Indridason, Etranges rivages, Points

En vacances sur les lieux de l'ancienne ferme de ses parents Erlendur arpente la montagne à la recherche du souvenir de son frère Bergur, disparu dans une tempête de neige à l'âge de 8 ans. Il rencontre un paysan qui lui raconte l'histoire de Matthildur, une jeune femme disparue elle aussi dans une tempête, 60 ans plus tôt. Pourtant Matthildur aurait du croiser un groupe de soldats britannique sur sa route. Comment ont-ils pu se rater ? Matthildur est-elle vraiment sortie dans la tempête ce jour-là ? Erlendur décide de mener l'enquête. Pour cela il lui faut interroger des survivants de cette lointaine époque et remuer des souvenirs que certains auraient préféré garder enfouis.

Pour Erlendur cette enquête personnelle, qui n'a rien d'officiel, est aussi une façon de rester proche de son frère. C'est cela que le roman explore : le traumatisme de la disparition du frère et le sentiment de culpabilité qui travaille le héros et que le lecteur a découvert depuis le début de la série. Il y a donc peu d'action. C'est plutôt un roman introspectif avec un héros qui retourne toujours sur les mêmes lieux, interroge les mêmes personnes, ressasse les mêmes idées, refait le même rêve perturbant. J'ai plutôt apprécié parce qu'avec le temps je me suis attachée à Erlendur, je connais quelqu'une qui s'y est un peu ennuyée.

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Publié par Agnès - dans Policiers
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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 09:39
Wilkie Collins, La pierre de lune, Labyrinthes

En 1799, à l'occasion de la prise de Seringapatam, Inde, John Herncastle vole la pierre de lune, un gros diamant jaune consacré à Vishnou, et est maudit par le gardien de la pierre : "La Pierre de Lune se vengera sur vous et tous les vôtres".

A sa mort, John Herncastle lègue la pierre de lune à sa nièce Rachel Verinder. Elle reçoit le diamant le 21 juin 1848, à l'occasion de son 18° anniversaire. Tous ceux qui aiment Rachel -sa mère, lady Verinder, le fidèle majordome de la famille, Gabriel Betteredge, ses cousins, Godfrey Ablewhite et Franklin Blake- sont inquiets : l'oncle Herncastle n'a-t-il pas légué la pierre de lune à Rachel dans le but de se venger, en lui transmettant la malédiction, d'une branche de la famille qui l'a rejeté ? N'a-t-on pas vu rôder trois Hindous autour de la propriété du Yorkshire où doit se dérouler la fête d'anniversaire ? Et en effet, dans la nuit qui suit la fête, le diamant disparaît et les recherches entreprises pour le retrouver ont pour effet de plonger Rachel dans un état de nerfs abominable.

Après L'affaire de Road hill house, la relecture de La pierre de lune s'imposait pour moi car il est dit que le crime présenté par Kate Summerscale a inspiré Wilkie Collins, notamment dans le personnage du sergent Cuff qui mène l'enquête pour retrouver le voleur de la pierre. Mis à part le point de départ (la prise de Seringapatam, la malédiction, la disparition du diamant) je ne me souvenais de rien -la première lecture remonte à environ dix ans- si ce n'est que j'avais trouvé le roman très amusant et la relecture me confirme que cette oeuvre n'a pas pris une ride.

 

Ce qui m'a réjouie c'est la narration. A tour de rôle chaque épisode de l'enquête est raconté par un personnage différent qui en a été le témoin et qui présente son point de vue, enrichissant le récit de son histoire personnelle. On entend ainsi entre autres Gabriel Betteredge, le fidèle serviteur, inconditionnel de Milady et de miss Rachel. Il s'adresse au lecteur pour lui faire part de son désarroi et de ses hésitations :

S'il voyait juste, notre paisible demeure anglaise allait soudain être habitée par ce diabolique diamant hindou, apportant avec lui une horde de bandits que la vengeance d'un mort aurait déchaînée sur nous. Voilà la situation où nous nous trouvions, telle que me l'avaient révélée les dernières paroles de Mr Blake ! A-t-on jamais ouï pareille chose, au milieu du XIX° siècle, le siècle du progrès, et dans notre Angleterre qui se réjouit des bienfaits de sa constitution ? Non, personne n'avait jamais entendu une histoire semblable, et personne, donc, n'y croira. Néanmoins, je poursuis mon récit.

Miss Clack, nièce de lady Verinder, est une vieille fille jalouse de sa cousine Rachel et de l'amour que lui porte son cousin Godfrey. Cette femme mesquine cache sa petitesse derrière sa religion. C'est une bigote qui s'est donné pour mission de convertir son entourage et chaque fois qu'elle en a l'occasion, elle essaime des brochures pieuses dans l'environnement de ses proches mais invariablement ces documents lui sont rapportés sous des prétextes divers :

Je lui tendis la brochure, en frappant plusieurs fois de l'index la page où je l'avais ouverte.
- Ce n'est pas de moi ! m'écriai-je. Oh ! n'allez pas supposer que je vous donne à lire mon humble prose ! La manne dans le désert, Mr Ablewhite ! La rosée sur la terre desséchée ! Des paroles de consolation, de sagesse et d'amour ! Les paroles bénies de miss Jane Ann Stamper !
Je m'interrompis un moment, car j'étais à bout de souffle. Avant que j'aie eu le temps de me remettre, ce monstre qui avait pris une forme humaine s'écria :
-Que miss Jane Ann Stamper aille...

Quant à l'enquête elle même elle est plutôt bien menée et intègre un coup de théâtre assez surprenant.
Un seul bémol mais ce n'est pas la faute de l'auteur : mon édition est truffée de coquilles, fautes d'accords et petits mots manquant.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 14:43
Peter May, Le braconnier du lac perdu, Babel noir

Sur les hauteurs de l'île écossaise de Lewis un petit loch s'est vidé dans la nuit suite à un glissement de terrain. Au fond, un souvenir du passé, le petit avion de Roddy, disparu 17 ans auparavant. Mais le cadavre contenu dans le cockpit a manifestement eu le crâne fracassé et pas par un accident d'avion. Enfant de Lewis, Roddy était aussi le leader du groupe à succès de musique celtique, Amran.

Fin MacLeod a démissionné de la police pour s'installer sur Lewis où il a été engagé par le propriétaire d'un domaine de pêche pour pourchasser les braconnier qui pillent les saumons. Fin a été au lycée avec les membres d'Amran avant qu'ils ne soient célèbres. Ils ont été amoureux des mêmes filles -la chanteuse du groupe, Mairead- ils ont partagé la même passion pour les mobylettes. La découverte du petit avion et de son passager l'amènent donc à se remémorer son passé et à s'intéresser à l'affaire qui concerne plusieurs camarades de sa jeunesse.

Après L'île des chasseurs d'oiseaux et L'homme de Lewis, Le braconnier du lac perdu clôt la trilogie de Lewis. Encore une fois Fin est ramené vers son enfance pas toujours heureuse -quoique les années de lycées soient plus légères. Le roman met aussi un point final à l'accident qui, au commencement, avait poussé Fin à revenir sur Lewis.

J'apprécie de retrouver les paysages grandioses de cette île rude et battue par les vents. L'histoire est plutôt prenante.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 09:26
Franck Thilliez, Atomka, Pocket

Le journaliste Christophe Gamblin est retrouvé assassiné à son domicile. Il a été torturé puis enfermé dans son congélateur où il est mort de froid. Franck Sharko et sa collègue et compagne Lucie Henebelle de la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres sont chargés de l'enquête. Ils découvrent que le journaliste s'intéressait à des cas non résolus de jeunes femmes victimes d'hypothermie dix ans plus tôt. L'affaire mènera les héros jusqu'à Tchernobyl et il sera question d'horribles expériences sur des cobayes humains.

Avant Atomka, Sharko et Lucie ont déjà été les personnages de romans de Franck Thilliez que je n'ai pas lus. Je découvre donc qu'ils ont tous les deux un passé très douloureux. Ils ont eu des enfants, chacun de son côté, qui sont morts. Ils essayent d'en mettre un en route mais ils ne sont plus tout jeunes et c'est difficile. Dans un précédent ouvrage Sharko a traqué et abattu un tueur en série. Voilà que celui-ci semble avoir un disciple qui à son tour harcèle notre héros. C'est la deuxième enquête du roman.

Avec deux affaires pour le prix d'une ce thriller enchaîne les rebondissements et les coups de théâtre ce qui fait qu'il se lit facilement. Cependant j'en ai lu aussi des plus palpitants. Ce qui me gène un peu c'est le style, je ne le trouve pas très bien écrit.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:58
Johan Theorin, Froid mortel, Albin Michel

Jan Hauger, un instituteur d'une trentaine d'années, s'est fait embaucher à la maternelle la Clairière de Valla, près de Stockholm. Il s'agit d'une école particulière puisqu'elle est "jumelée" avec l'hôpital psychiatrique voisin de Ste Barbe (surnommé Ste Barge par les gens du coin). Les enfants scolarisés là ont un parent interné à Ste Barbe et les deux établissements sont reliés par un souterrain qui permet des visites encadrées des enfants à leurs parents. Jan semble très intéressé par la possibilité d'entrer dans Ste Barbe. Que cherche-t-il ? Qui circule la nuit entre les deux établissements ? Personnel ou patients ?

Dans ce roman l'auteur nous sort du cadre de l'île d'Öland qui était celui de ses trois précédents. L'inquiétude augmente en même temps que la possibilité d'une rencontre entre un malade dangereux -on sait dès le départ qu'ici est enfermé Ivan Rössel que les médias ont surnommé "le tueur d'enfants"- et un des petits scolarisés à côté. En même temps Johan Theorin fait passer l'idée que le pire n'est forcément sur car chacun peut aussi choisir une autre voie que celle qui apparait comme inévitable. Le suspense est maintenu jusqu'à la fin, une fois commencé, difficile de s'arrêter.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 09:40
Peter May, L'homme de Lewis, Babel

Après avoir divorcé et quitté la police, Fin Macleod revient sur l'île de Lewis où il a grandit. Il plante sa tente près de la maison en ruine de ses parents et entreprend de la retaper. Dans le même temps on découvre le cadavre d'un jeune homme, momifié dans la tourbe. L'autopsie et les analyses ADN montrent que l'assassinat remonte aux années 1950 et que le mort était parent avec Tormod Macdonald, le père de Marsaili, premier (et unique) amour de Fin. Mais le vieil homme souffre d'Alzheimer et ne parait guère en état de répondre aux questions de la police. Fin décide donc de mener l'enquête sur son passé.

 

J'ai beaucoup apprécié ce très bon roman, encore plus que le premier épisode, je crois. D'abord c'est bien écrit et il y a de belles descriptions de ces îles inhospitalières et battues par les vents du nord de l'Ecosse. Ca donnerait presque envie d'y aller. Ensuite il y a une tentative plutôt réussie, il me semble, de restituer ce qui se passe dans la tête d'une personne âgée qui perd la mémoire puisqu'une partie des chapitres sont écrits du point de vue du vieux Tormod. Celui-ci ne reconnait plus qu'irrégulièrement ses proches mais se souvient avec précision de son enfance. Le résultat est très émouvant. Enfin, l'enquête de Fin sur le passé caché de Tormod fait remonter à la surface une époque pas si lointaine où des orphelins étaient maltraités par l'institution, où des gamins sans famille étaient placés chez de pauvres agriculteurs pour y trimer comme domestiques et sans tendresse.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 18:21
Camilla Läckberg, L'enfant allemand, Actes sud

L'écrivain Erica Falck a décidé d'enquêter sur l'enfance de sa mère décédée. Elle veut comprendre pourquoi cette dernière n'a jamais montré d'amour à ses filles. Dans le grenier de la propriété familiale, Erica a trouvé des carnets bleus, le journal intime de sa mère adolescente, et une médaille nazie enveloppée dans une brassière de bébé tachée de sang.

Erica pense pouvoir se consacrer facilement à son travail de recherche car son mari, le policier Patrik Hedström, a pris un congé de paternité de quatre mois pour s'occuper de leur fille Maja. Mais les collègues de Patrik travaillent sur un meurtre et celui-ci est bien tenté de leur donner un coup de main à l'occasion. C'est son tour d'expérimenter que malgré tout l'amour qu'il porte à sa fille, passer ses journées en la seule compagnie d'un petit enfant ne lui apporte pas les mêmes gratifications que son travail. Pendant ce temps, Erica découvre petit à petit que le meurtre en question a un lien avec le passé de sa mère.

 

Les racines de cette affaire remontent à la seconde guerre mondiale. On s'en serait douté d'après le titre et l'illustration de couverture aussi je m'attendais à apprendre des choses sur la Suède et le nazisme ou la Suède dans la guerre. De ce point de vue je suis plutôt déçue. Il y a un jeune homme qui transporte des choses entre la Suède et la Norvège mais de quoi s'agit-il ? On ne le saura pas. Résistance ou marché noir ? Cela n'est pas très clair. Je lis néanmoins que la mer Baltique a été truffée de mines par les Allemands ce qui rend très dangereux le travail des pêcheurs, chose que j'avais déjà lue dans L'écho des morts. Ma déception tient donc à mes attentes, plutôt mal placées sans doute car Camilla Läckberg n'a jamais prétendu écrire des romans historiques.

 

Il y a toujours la sympathique équipe du commissariat de Tanumshede qui accueille une nouvelle policière, Paula Morales. Bertil Mellberg évolue de façon majeure. Ca n'est pas forcément très crédible de voir ce macho imbu de sa personne se transformer en homme tolérant et attentif aux autres mais c'est fort plaisant.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 15:14
Camilla Läckberg, Le tailleur de pierre, Actes sud

Au début je me suis demandée si je n'allais pas commencer à en avoir marre de la petite ville de Fjällbacka. Et puis j'ai été happée par un suspense haletant qui m'a entraînée jusqu'à la fin en moins de deux (jours). Fjällbacka est certes une petite ville mais tout sauf paisible.

Dans cet épisode c'est une fillette de sept ans qui est retrouvée noyée par un pêcheur. C'est un crime bien sûr et l'enquête s'annonce difficile. Ce que j'apprécie particulièrement c'est que c'est l'occasion pour Camilla Läckberg de nous présenter toute une galerie de personnages -d'inégale importance dans l'affaire, on le découvre au fur et à mesure. Certains vont se révéler jouer un rôle majeur, d'autres sont simplement là pour notre plaisir mais tous sont bien analysés ce qui donne de l'épaisseur au roman et fait pour moi son intérêt. On croise ainsi une femme manipulatrice et perverse, uniquement occupée d'elle-même et qui fait le malheur de sa famille sur plusieurs générations (tu parles d'une malédiction, ça fait froid dans le dos); une épouse soumise qui ose enfin se révolter contre son fanatique de mari; un pédophile amateur de jeunes garçons et un pasteur qui cherche l'amour.

Je retrouve aussi l'équipe du commissariat de Tanumshede. Mellberg se découvre un fils, Gösta, l'amateur de golf étonne ses collègues par ses manifestations inhabituelles et ponctuelles de compétence, Martin se met en ménage et surtout Ernst décide de prendre des initiatives pour montrer à quel point il est indispensable. Il aurait mieux fait de s'abstenir. Quant à Erica, elle vient tout juste d' accoucher et découvre avec désespoir que la maternité n'est pas la suite de félicité qu'on lui promettait. Très impliqué par son enquête, Patrik n'est pas toujours aussi présent qu'elle pourrait le souhaiter.

 

Pour moi cet épisode est un des meilleurs que j'aie lus de cette série jusqu'à présent. Ca m'a tellement plu que j'attaque aussitôt le tome suivant à ma disposition.

 

L'avis d'Elfique.

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 15:48
Johan Theorin, L'écho des morts, Le livre de poche

La famille Westin, Joakim, Katrine et leurs jeunes enfants Livia et Gabriel, quitte Stockholm pour emménager sur l'île d'Öland où ils ont acheté le domaine d'Åludden. Sur Öland les vieux racontent qu'Åludden est hanté par toutes les personnes qui y sont mortes depuis plus de cent ans. En tout cas, dans la grange, il y a un mur mémorial sur lequel ont été gravés les noms et les dates de tous ces morts. Peu de temps après l'arrivée des Westin, Katrine est retrouvée noyée. Très perturbé par cette mort, Joakim passe beaucoup de temps devant le mur aux noms, espérant que sa femme va revenir le visiter pour Noël, comme le prétend une légende locale. Pendant ce temps la policière Tilda Davidsson, nouvellement nommée sur l'île, enquête officieusement car elle se demande si la mort de Katrine ne serait pas criminelle plutôt qu'accidentelle.

J'ai retrouvé avec plaisir l'île d'Öland où Johan Theorin situe l'action de ses romans. Ici j'ai apprécié la description de la venue de l'hiver dans cette île pourtant située au sud de la Suède. Peu avant Noël il commence à faire sombre avant 15 heures et enfin arrive la tourmente, une tempête de vent glacé qui charrie avec lui des grains de sable et laisse au matin des congères de neige qui ont recouvert les voitures, et la mer gelée. J'aime aussi l'ambiance légèrement fantastique de cette maison hantée où les morts viennent parler aux vivants dans leurs rêves.

 

L'avis de Liliba.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 14:39
Johan Theorin, Le sang des pierres, Albin Michel

Le printemps pointe son nez sur l'île suédoise d'Öland. C'est le moment où les propriétaires de villas reviennent pour les week-ends. Peter Mörner a hérité d'une petite maison près de la carrière désaffectée et il s'y installe. Il reçoit des coups de téléphone de son père Jerry, qui l'appelle à l'aide. Peter préfèrerait se tenir à distance de Jerry mais se sent obligé de porter secours au vieil homme. Il va être entraîné malgré lui dans une aventure violente.



De l'autre côté de la carrière, deux grosses villas viennent juste d'être achevées. L'une est celle de Vendela et Max Larsson. Vendela est originaire d'Öland où elle n'avait pas remis les pieds depuis son enfance. Elle retourne près de la pierre des Elfes où elle faisait des voeux quand elle était petite. Beaucoup ont été exaucés et Vendela croit encore que les Elfes veillent sur elle.

Je retrouve aussi Gerlof qui menait l'enquête dans le premier épisode de cette série. Il a quitté sa maison de retraite et s'est réinstallé chez lui. Il se décide à lire les carnets de sa femme qu'elle lui avait fait promettre de brûler.

 

Décidément j'aime beaucoup cette série dont je trouve les personnages très attachants. Je suis passée directement au troisième épisode car le deuxième n'était pas disponible à ma bibliothèque mais cela ne pose pas de problème car ici le lien de la série c'est plutôt le lieu que les personnages. Les protagonistes -Peter, Vendela- sont des meurtris de la vie qui sur Öland arrivent enfin à la paix. L'île et les événements qu'ils traversent leur offrent enfin l'occasion de solder le passé et de repartir d'un nouveau pied.

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