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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux"

Jules Renard

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 14:46
Anne Perry, Mémoire coupable, 10-18

Après une enquête difficile la police fluviale londonienne, dirigée par William Monk, arrête enfin Jericho Phillips, un souteneur qui prostitue de jeunes garçons. Il est de plus accusé d'avoir torturé et assassiné l'un d'eux qui se révoltait. Mais au tribunal Phillips est défendu par le talentueux Oliver Rathbone qui souligne l'absence de preuves sérieuses et obtient l'acquittement.

L'issue de l'affaire est un échec à plusieurs points pour Monk. L'arrestation de Phillips était aussi pour lui un hommage rendu à son prédécesseur, Durban, mort dans l'exercice de ses fonctions. De plus Monk et Rathbone ont autrefois oeuvré ensemble à plusieurs reprises contre les malfaiteurs et ce procès met à mal leur amitié.

Aussi Monk va-t-il reprendre l'affaire aidé par sa femme, l'infirmière Hester Latterly, qui dirige un hôpital pour prostituées et par Scuff, un gosse des rues que le couple a recueilli. Cette fois nos héros ne vont pas se contenter de traquer Phillips, ils vont aussi s'intéresser à ceux qui profitent de son ignoble commerce : des messieurs de la haute société qui ont le bras long et beaucoup à perdre.

Cette nouvelle enquête de William Monk vient trois ans après la précédente. Manifestement Anne Perry s'est moins consacrée ces derniers temps à cette série qu'à celle des aventures de Charlotte et Thomas Pitt. J'ai trouvé l'affaire bien lente à démarer et j'ai eu l'impression, parfois, que l'auteur tirait à la ligne. Cependant les personnages sont sympathiques et la description du petit monde qui vit autour de la Tamise est pittoresque aussi cela reste une lecture plaisante.

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 06:09
Frank Tallis, Les pièges du crépuscule, 10-18

Revoilà le sympathique docteur Max Liebermann. Avec son ami, l'inspecteur Oskar Rheinhardt, il enquête sur des crimes contre des antisémites. Les victimes ont été violemment décapitées. L'affaire se déroule dans un contexte où les Juifs de Vienne sont l'objet d'attaques nombreuses de la part du maire Karl Lueger et de son parti chrétien-social. Notre héros lui-même est inquiété dans le cadre de son travail.
En tant que psychiatre il doit soigner un homme... enceint !

En ce qui concerne sa vie sentimentale, les choses piétinent un peu. Max Liebermann pense beaucoup à Miss Lydgate, rêve d'elle même, et dans une scène bien étrange, mais n'agit guère. Miss Lydgate n'est d'ailleurs présente qu'à travers le journal intime de Liebermann.  La romance passe un peu au second plan dans cette nouvelle aventure par contre l'enquête est toujours menée de façon palpitante. J'ai dévoré Les pièges du crépuscule.

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 08:15
Anne Perry, Buckingham Palace gardens, 10-18

Une prostituée a été retrouvée assassinée dans un placard du palais de Buckingham. La femme était totalement nue, elle avait été égorgée et éventrée. Le crime a été découvert à l'issue d'une partie fine qui réunissait le prince de Galles et quatre entrepreneurs qui travaillaient avec lui sur un projet de ligne de chemin de fer trans-africaine le Cap-le Caire. Il ne s'agit pas d'ébruiter une affaire qui pourrait causer un grand scandale quelques années après que l'on ait murmuré le nom du prince de Galles dans l'enquête sur Jack l'éventreur. Aussi la Special branch est-elle convoquée en la personne de son meilleur agent: Thomas Pitt.

Au départ chacun pense que le meurtier ne peut être qu'un domestique. Hélas, il faut vite renoncer à cette idée : c'est l'un des messieurs le coupable. Mais lequel ? et pourquoi ? Pour l'aider à répondre à toutes ces questions Pitt entraîne avec lui la jeune Gracie Phipps qui se fait embaucher comme domestique au palais pour enquêter incognito. J'espère ne pas trop en révéler en disant que la solution est une machination stupéfiante. "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?" ai-je pensé.

Cela n'a pas gâté le plaisir que j'ai pris à cette lecture cependant car, comme toujours, le propos d'Anne Perry est d'amener ses personnages à s'interroger sur leurs choix personnels et ce qui a le plus de valeur à leurs yeux : réussite matérielle et pouvoir sur les autres ou amour et estime de soi. Dans ses relations avec ses proches, quelle part de soi-même et de ses désirs profonds révèle-t-on? Pas grand chose semble-t-il dans cette haute société victorienne où l'apparence est si importante.

"Quel que fût le coupable, était-il possible que son épouse l'ignorât ? Comment pouvait-on vivre aux côtés d'un homme, adopter son nom, coucher dans le même lit, et ne rien savoir de ses convictions, de ses peurs et de ses envies ? A l'inverse, qui savait ce qui lui tenait à coeur puisqu'elle ne parlait que de banalités ?"

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 18:49
Claude Izner, La momie de la Butte-aux-Cailles, 10-18

Alphonse Ballu, le cousin de la concierge de l'immeuble voisin de la librairie Elzévir, a disparu. Sa cousine s'en inquiète auprès de Victor Legris et Joseph Pignot, associés à la tête de la librairie. Dans le même temps la brocanteuse Alexandrine Piote, fait part à Victor de la découverte, dans l'estomac d'un poisson, d'un livre miniature contenant une formule mystérieuse. Le lendemain Victor retrouve Alexandrine pendue. Suicide ou assassinat ? Une maison abandonnée de la Butte-aux-Cailles semble être le lieu où se trouvent les solutions à ces différents mystères.



On peut penser que c'est une sacrée coïncidence qui fait se retrouver nos héros au milieu de tout cela mais ils sont si sympathiques que cela passe. Et puis l'histoire se déroule dans le cadre pittoresque du Paris de la fin du 19° siècle. Le petit peuple qui est décrit me fait penser à celui d'un pays du tiers-monde aujourd'hui avec ses enfants des rues, ses miséreux qui triment pour quelques sous, ses petits employés qui essaient de s'élever à force de travail et que le moindre accident de parcours peut renvoyer au caniveau. Enfin, j'ai apprécié de lire ce livre à l'occasion d'un séjour à Paris. Lors de promenades dans les vieux quartiers de la capitale j'ai eu parfois l'impression de mettre mes pas dans ceux de Victor Legris.


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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 17:21
Frank Tallis, Les mensonges de l'esprit, 10-18

Un garçon de 15 ans, élève boursier dans l'école militaire Saint Florian, est retrouvé mort dans la salle de sciences de l'école. L'autopsie conclu à des causes naturelles. Cependant, après une visite à Saint Florian, l'inspecteur Oskar Rheinhardt éprouve un désagréable pressentiment et décide de poursuivre l'enquête. Des bruits courent de brimades dont seraient victimes les élèves boursiers ou étrangers de la part de camarades incités par certains professeurs à se considérer comme des sur-hommes.
Pour amener des adolescents terrorisés ou convaincus de leur supériorité à livrer des informations à la police le psychiatre Max Liebermann, ami de Rheinhardt, use de toutes ses connaissances de l'esprit humain et expérimente l'interprétation de tâches d'encre, pas encore connues sous le nom de test de Rorschach.

Une fois de plus nous retrouvens les germes de l'idéologie nazie dans la Vienne de 1903, de façon moins marquée que dans l'épisode précédent cependant. L'auteur nous convie aussi à découvrir les débuts de la psychanalyse à l'occasion d'entretiens entre Liebermann et son maître Freud.

La ville de Vienne est le théâtre vivant de cette enquête palpitante : les cafés où nos héros fument cigare sur cigare en dégustant de délicieuses pâtisseries ; le Prater, luna park permanent où a été reconstituée une petite Venise avec ses gondoles ; la population cosmopolite venue de toutes les régions de l'empire. J'allais oublier la musique, ce qu'elle exprime et la façon de la jouer (Liebermann est pianiste et Rheinhardt baryton). Frank Tallis montre son talent en rendant ce sujet intéressant, même pour moi qui n'y connait pas grand chose.

Enfin l'évolution de la vie amoureuse du bon docteur, si sympathique, n'est pas le moindre des sujets d'intérêt de cette série. Ici il expérimente la jalousie et le fait qu'il est toujours plus facile pour un psychiatre d'analyser les réactions des autres que les siennes propres. Tout cela est intelligent et fin et l'auteur nous fait cadeau d'apartés ironiques toujours bienvenus.

Voilà, j'en ai terminé avec les trois épisodes parus à ce jour et je dois maintenant attendre que Frank Tallis en publie un nouveau.

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 15:16
Frank Tallis, Du sang sur Vienne, 10-18

Hiver 1902, à Vienne. Un tueur en série commence une vague de meurtres particulièrement atroces. Les victimes, d'abord des prostituées, sont mutilées et l'assassin laisse des signes -ou messages- étranges derrière lui. Chargé de l'enquête l'inspecteur Rheinhardt requiert l'aide de son ami, le psychiatre Max Liebermann, pour l'aider à interpréter les mises en scène du criminel et percer ainsi à jour sa personnalité.

Dans cette aventure encore plus passionante que la précédente, nos héros vont se confronter à des théoriciens pangermaniques, officiers et intellectuels convaincus de la supériorité teutone, véritables nazis avant l'heure. L'épisode où Liebermann rive son clou sur son propre terrain à un compositeur antisémite est particulièrement réjouissant.
Dans le même temps le bon docteur se pose de plus en plus de questions sur ses fiançailles. Il doute de son engagement et a bien des difficultés à prendre une décision.

Voilà une série qui, par l'époque à laquelle elle se déroule et par l'analyse psychologique fine des personnages, me fait assez penser à celles d'Anne Perry. Elle est au moins aussi bonne. Aussi, à peine terminée la lecture de cet excellent ouvrage, je me suis ruée chez mon libraire-disquaire pour y faire l'emplette du troisième volume et d'un enregistrement de La flûte enchantée de Mozart qui joue un rôle important dans cette histoire. Si j'ai trouvé le premier, il faudra repasser pour le second: on ne me proposait que des extraits (à un prix défiant toute concurrence, il faut le dire). Chez Harmonia Mundi l'opéra est en commande et sera disponible la semaine prochaine.

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 15:38
Frank Tallis, La justice de l'inconscient, 10-18

L'action de cette série de la collection "Grands détectives" se déroule à Vienne au début du 20° siècle. Son héros est Max Liebermann, jeune médecin psychiatre adepte des théories de Freud. Un choix professionnel qui le met dans une position difficile quand il s'oppose à son chef de service à l'hôpital, partisan de l'électrothérapie pour traiter l'hystérie. Max Liebermann est également pianiste et amateur de musique classique qu'il pratique régulièrement avec son ami, le baryton Oskar Rheinhardt, par ailleurs inspecteur de police.

Quand une spirite est retrouvée assassinée dans une pièce fermée à clef de l'intérieur; que l'arme du crime, un pistolet, a disparu ainsi que la balle qui pourtant n'a pas traversé le corps; Rheinhardt a fort à faire. Il fait appel aux talents d'analyste de son ami pour interroger les témoins, certains même sous hypnose. L'aide de Miss Lydgate, une ancienne patiente de Max, sera aussi décisive.

J'ai dévoré d'une traite cet excellent ouvrage. Les héros sont sympathiques, les personnages finement analysés ont une vraie profondeur. Le cadre de la ville de Vienne, ses cafés, la musique, est bien exploité. Frank Tallis, docteur en psychologie lui-même, écrit bien et avec humour. Je termine donc l'année sur une très bonne lecture et je me jette aussitôt sur le deuxième épisode pour bien commencer 2009.

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 11:09
Yves Josso, Eté meurtrier à Pont-Aven, 10-18

L'histoire se déroule à Pont-Aven en 1886. Clémence de Rosmadec, jeune fille de bonne famille, vient passer l'été chez sa grand-mère, dans la maison familiale de la Josselière. Clémence est peintre et compte bien profiter de son séjour pour perfectionner son art -peut-être au contact de M. Gauguin, encore peu connu mais dont elle admire le travail.

Mais voilà que dès les premier jours Clémence découvre le cadavre d'une jeune femme, modèle peu farouche qui posait nue -et plus si affinités- pour les peintres des environs. C'est Gildas, ami d'enfance de Clémence, qui est désigné comme le parfait suspect pour ce crime. Mais notre héroïne ne croit pas à la culpabilité du jeune marin et va tout mettre en oeuvre pour l'innocenter.

Avec ce roman Yves Josso a manifestement voulu instruire le lecteur sur les peintres de Pont-Aven, la querelle des académiques et des impressionistes; les us et moeurs de la Bretagne et même la musique classique puisque la mère de Clémence se trouve être une concertiste internationale. Tout ceci fait un peu beaucoup d'autant plus que les personnages ont trop souvent tendance à s'écouter parler et à réciter leur leçon : le style est parfois lourdement didactique, les informations, sans doute intéressantes, arrivent de façon peu naturelle. Cette maladresse n'est guère rattrappée par l'intrigue criminelle mollasse. Cela se laisse lire finalement mais il est peu probable que je lise le deuxième épisode de cette série que l'on m'a prêté avec le premier.

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 16:21
Paul Harding, La taverne aux oubliés, 10-18

A La Nuit de Jérusalem, taverne du quartier de Southwark à Londres, en cette année 1380, les morts violentes se succèdent. Il semble que tout cela ait un lien avec le vol d'un trésor 20 ans plus tôt. Frère Athelstan, le secrétaire du coroner de Londres sir John Cranston, mène l'enquête.

J'ai été prise d'une soudaine envie de lire un livre dont l'action se déroule au Moyen-âge. J'avais laissé de côté ce dernier épisode d'une série qui ne me convainc qu'à moitié et j'ai rattrappé mon retard. Mon opinion n'a pas changé. C'est facile à lire mais pas vraiment palpitant. Voilà toujours mon envie de Moyen-âge étanchée pour le moment.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 07:15
Fabrice Bourland, Le fantôme de Baker street, 10-18

Londres, 1932. Deux jeunes détectives, Andrew Singleton et James Trelawney, sont contactés par lady Conan Doyle, la veuve du célèbre écrivain. A la faveur d'une renumérotation de Baker street le n°221 a été attribué à une maison qui depuis semble habitée par un fantôme et lady Conan Doyle les supplie d'intervenir "pour le bien de l'humanité toute entière!" (Rien que ça).

En voilà une histoire abracadabrante ! De méchants fantômes sortent de tous les côtés. C'est Ghostbusters, ma parole ! Sauf que c'est moins drôle.
La seule chose que j'y ai vue d'intéressante c'est de retrouver des éléments de biographie d'Arthur Conan Doyle, personnage que j'avais découvert dans Arthur et George
. A la fin de sa vie il était devenu un adepte du spiritisme et le roman le suit allègrement dans cette voie, développant les thèses les plus extravagantes.

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