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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux"

Jules Renard

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 18:15

sartineJean-François Parot, L'honneur de Sartine, Lattès

 

1780. Nicolas le Floch enquête sur la mort d'Edme de Chamberlin, ancien contrôleur général de la marine, tué par la chute du baldaquin de son lit. A première vue cela ressemble à un accident domestique mais il apparaît vite que le lit avait été saboté. Qui en voulait autant à M. de Chamberlin ? Nicolas découvre que les haines sont féroces entre les membres de la famille de celui-ci. Mais il y a aussi des documents qu'il détenait du fait de son ancienne charge et qui sont activement recherchés par diverses personnes. Entre de mauvaises mains ils pourraient fragiliser la position de la monarchie alors en guerre contre l'Angleterre.

 

Plus je lis les aventures de Nicolas le Floch et plus je les apprécie. Jean-François Parot est arrivé à donner une vraie épaisseur à son personnage dévoué au service du roi mais en même temps toujours soucieux des conséquences de ses actes. En arrière plan les émotions populaires plus nombreuses dans un Paris marqué par l'afflux de déracinés des campagnes annoncent la révolution qui approche. Une période historique que l'auteur connaît bien et où il nous fait entrer aussi par son style inspiré de la langue de l'époque.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 17:37

revelation.GIFAnne Perry, La révélation de Noël, 10-18

 

Ce livre m'a été offert à Noël par mon fils qui sait mon goût pour Anne Perry. Je l'en remercie. Je dois reconnaître cependant que je n'ai pas trop apprécié cet ouvrage.

Peu avant Noël, Emily Radley doit quitter sa famille pour s'en aller en Irlande chez une tante mourante. Dans un village du bord de mer, alors que la tempête menace, chacun semble craindre la répétition d'un drame survenu sept ans auparavant : un jeune marin, seul rescapé d'un naufrage, avait été assassiné. Par qui ? Emily décide de mener l'enquête.

 

Depuis quelques années les éditions 10-18 nous sortent pour Noël ces courts récits qui mettent en scène des personnages secondaires des aventures de Charlotte et Thomas Pitt (Emily est la soeur de Charlotte). Le résultat est inégal. Pour moi cette année, c'est raté. Son enquête amène Emily à se poser des questions sur son mariage, ce n'est pas dans La révélation de Noël qu'on aura les réponses. Quant aux autres personnages du roman ils sont à peine esquissés et le résultat n'est guère crédible. Anne Perry qui avance à petits pas a besoin de plus de pages pour déployer son talent.

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 14:58

Enfant44.jpgTom Rob Smith, Enfant 44, Belfond

 

URSS, 1953. Léo est un officier zélé du MGB, ancêtre du KGB. Son travail consiste à arrêter les personnes coupables de menées antisoviétiques et cela en fait du monde. Quand ses supérieurs lui demandent de surveiller sa propre femme Raïssa, Léo commence à se poser des questions. C'est la mort de Staline qui les sauve. Léo et Raïssa seront seulement limogés et exilés dans un trou perdu de l'Oural.

 

Dans son nouveau poste Léo se persuade qu'un tueur en série écume tout le sud du pays massacrant des enfants que l'on retrouve éventrés et la bouche pleine d'écorce. Dans l'URSS de l'époque, paradis du peuple, de telles choses ne sont pas concevables. Aussi c'est en secret que Léo et Raïssa vont mener l'enquête, mettant en péril leurs vies et la sécurité de ceux qui les entourent. Pour Léo cette affaire est aussi l'occasion de rebâtir sa vie, fondée sur les mensonges et le non-dit.

 

En plus d'un thriller (j'en ai lu des plus palpitants, quand même), Enfant 44 est aussi une peinture de la terreur stalinienne. Tout ceci se lit plutôt facilement car il y a du suspense mais je ne l'ai pas trouvé très bien écrit. Il y a un méchant qui poursuit le héros de sa haine à travers toute l'URSS sans que j'aie très bien compris pourquoi et cela donne un côté caricatural à l'ensemble. Si cela ne m'a pas vraiment emballée ça m'a en tout cas donné envie de me replonger dans de meilleurs ouvrages traitant de la même époque. J'ai ça chez moi, je m'y mets dès que je reviens de Noël (à moins qu'on ne m'offre des livres trop alléchants d'ici là).

 

Les avis de Zarline et Bookomaton.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 07:08

libellulesBoris Akounine, L'attrapeur de libellules, Presses de la cité

 

C'est par hasard à ma bibliothèque que j'ai découvert cette dernière aventure d'Eraste Pétrovitch Fandorine qui n'est pas encore sortie en poche et dont j'ignorais l'existence. J'ai aussitôt mis la main dessus car j'adore cette série.

 

L'histoire commence en 1905. La Russie est en guerre contre le Japon dont les espions sont à l'oeuvre sur le territoire russe pour des opérations de déstabilisation. Fin connaisseur du japon, Fandorine est envoyé à la poursuite d'un ninja prêt à tout et qui semble insaisissable.

 

La guerre russo-japonaise n'est en fait qu'un prétexte pour nous ramener près de 30 ans en arrière, en 1878 quand, encore tout jeune homme, Fandorine débarquait à Yokohama pour y prendre le poste de vice-consul de Russie. Dès le premier jour il fait la connaissance de Massa qui devient son fidèle serviteur et il est entraîné dans des aventures mouvementées contre une bande de ninjas.

 

Comme son héros Boris Akounine est un fin connaisseur du Japon. Toujours avec l'humour qui le caractérise, il nous montre les luttes d'influence des puissances occidentales autour de ce pays émergent, les luttes internes aussi pour s'autonomiser. Malgré leur sentiment de supériorité, pas sur que les Européens soient les plus habiles à ce jeu. On découvre aussi l'origine du pseudonyme d'Akounine. Tout cela est comme toujours très intelligemment fait. Si je m'amuse beaucoup en lisant Akounine, la fin est généralement plutôt triste pour le héros, heureux au jeu, malheureux en amour. Ici je dirais même qu'elle est tragique, à l'égal de celle d'Azazel qui inaugurait la série. Pauvre Eraste Pétrovitch !

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 14:44

indomptable.JPGPaul Doherty, Le trésor de l'Indomptable, 10-18

 

1300, près des côtes anglaises, le pirate Adam Blackstock qui avait volé une carte au trésor à deux marchands est rattrappé par ces derniers, abattu et pendu mais la carte a disparu. Trois ans plus tard, Paulents, l'un des deux marchands, pense avoir retrouvé la carte et vient à Cantorbéry pour rejoindre son collègue Castledene et mettre la main sur le trésor. Sir Hugh Corbett est dépêché sur place par le roi d'Angleterre, son maître, également partie prenante dans cette affaire. Mais très vite crimes et agressions se succèdent. Dans l'ombre un tueur implacable semble vouloir venger la mort de Blackstock.

 

J'ai beaucoup apprécié la lecture de cet épisode d'une série que j'avais un peu laissée de côté. L'action se déroule peu avant Noël, il fait froid et sombre, le mal rôde, il y a des meurtres en chambre close, l'ambiance angoissante est bien rendue. J'aime bien le héros, homme austère qui trouve son réconfort dans la prière et le chant. Encore une fois il montre qu'il est trop rigoureusement honnête pour que son royal maître puisse lui faire totalement confiance.

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 15:55

opera.JPGClaude Izner, Le petit homme de l'opéra, 10-18

 

Paris 1897. Successivement plusieurs personnes liées de près ou de loin à l'opéra Garnier meurent subitement après avoir mangé un cochon en pain d'épice. A chaque fois était présent dans les parages un homme de petite taille, employé de l'opéra. Quel est son rôle ?


Victor Legris et Joseph Pignot, libraires rue des Saints-pères, sont informés de l'affaire par Eudoxie Maximova une demie-mondaine amie de certaines des victimes. Elle sent le louche et les supplie d'enquêter. Il n'en faut pas plus pour que nos deux héros délaissent leur boutique et se lancent dans de nouvelles aventures.


Le petit homme de l'opéra est une lecture plaisante qui, comme les autres épisodes de cette série, nous permet de découvrir un Paris disparu. Cependant j'ai trouvé cet ouvrage un peu superficiel. Il pâtit surement d'avoit été lu juste après L'étrangleur de Cater street, tellement fouillé.

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 12:35

l-etrangleur-de-cater-street.jpgAnne Perry, L'étrangleur de Cater street, 10-18

 

La lecture du dernier épisode de cette série (Lisson grove, le 26° déjà) m'a donné envie de me replonger dans le n°1. Plus de suspens, je me souvenais du dénouement mais j'ai quand même énormément apprécié et retrouvé tout ce que j'aime chez Anne Perry : l'analyse des sentiments et des relations sociales.


Nous sommes à Londres en 1881, dans le quartier bourgeois de Cater street où vit la famille Ellison. La deuxième fille, Charlotte, est une jeune femme décidée qui trouve pesantes les conventions sociales de son milieu. Pourquoi certains comportements sont-ils admis pour les hommes et considérés comme déshonorants pour les femmes ? Charlotte souhaite pouvoir exprimer franchement ses opinions au grand dam de son père qui ne trouve pas cela convenable du tout et de sa mère qui se demande si on pourra jamais la marier.


Voilà qu'une série de meurtres vient frapper le quartier. Des jeunes femmes sont étranglées et mutilées. Aussi bien des domestiques que des filles de bonne famille. Petit à petit la conviction s'installe que le détraqué ne peut être qu'un habitant du quartier et chacun se met à suspecter ses proches. Un père, un mari ? A quel point connaissons nous ceux avec qui nous vivons et que nous aimons ? Que savons nous vraiment de leurs désirs et de leurs pensées les plus secrètes ? La question se pose particulièrement à cette époque et dans ce milieu qui répriment toute spontanéité.


C'est l'inspecteur Pitt qui est chargé de l'enquête et il revient régulièrement chez les Ellison pour interroger Charlotte ou lui faire part de ses sentiments sur l'enquête. D'après Emily, la soeur cadette de Charlotte, c'est parce que cette dernière lui plait. Charlotte se serait bien passée de cette admiration embarassante. Après tout un policier est un être socialement inférieur, pas beaucoup mieux placé qu'un commerçant. Et pourtant, l'inspecteur Pitt est aussi le premier homme qui semble apprécier sa franchise et qui la regarde comme une femme.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 14:31

lissonPerry Anne, Lisson grove, 10-18

 

Londres, 1895. Thomas Pitt poursuit sur le continent l'homme qui vient, sous ses yeux, d'assassiner l'informateur qui devait lui donner des renseignements sur un complot anarchiste. Pendant ce temps son chef aux services secrets, Victor Narraway, est accusé d'avoir détourné de l'argent et démis de ses fonctions. Il prétend qu'il est innocent et que c'est un complot pour se débarasser de lui. Convaincue de sa bonne foi Charlotte, la femme de Thomas, décide de l'aider et de l'accompagner pour cela en Irlande où il pense pouvoir trouver les preuves dont il a besoin. Un tel voyage est très inconvenant aussi se fait-elle passer pour sa soeur. Charlotte va se sentir quand même bien embarassée quand elle découvre que Victor éprouve beaucoup plus que de la sympathie pour elle.


En cette fin du 19° siècle socialistes et anarchistes s'agitent de plus en plus en Europe et les vieilles monarchies sont dans le colimateur. Mais nos héros sont tous de fidèles partisans du régime britannique et s'ils conçoivent qu'on en ait après le tsar et son régime rétrograde, ils sont convaincus que la reine d'Angleterre est le meilleur garant des libertés. Des réformes, oui mais sans tout renverser.


J'ai beaucoup apprécié ce 26° épisode des aventures de Charlotte et Thomas. Ici ce cher Thomas fait plutôt de la figuration et d'une façon générale ce sont les femmes les personnages forts. Cela fait si longtemps qu'elle est commencée cette série que cela m'a donné envie de relire le numéro un pour voir comment les personnages avaient évolué.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 12:48
communion.GIFFrank Tallis, Communion mortelle, 10-18

A Vienne, au début du 20° siècle, une puis d'autres jeunes femmes sont retrouvées assassinées avec une épingle à chapeau. Les victimes sont toutes plus ou moins dévêtues mais elles semblent s'être déshabillées de leur plein gré. Pour mener l'enquête l'inspecteur Oskar Rheinhardt peut compter sur l'aide de son ami le psychiatre Max Liebermann. Ce dernier doit aussi traiter un patient pris de peur panique à l'idée qu'il est suivi par son double.

Je me suis régalée à lire le 5° épisode de cette série. J'ai retrouvé avec plaisir ses personnages sympathiques et l'ambiance viennoise de cette époque. Bien sur il y a toujours les cafés et la musique mais il est aussi ici question de mode féminine. Une couturière lance une nouvelle ligne de robes, les Reformkleider, sortes de cafetans larges qui pemettent aux femmes de se débarasser de leur corset. Max Liebermann n'est à priori pas favorable à une telle nouveauté qu'il imagine peu seyante. Quand c'est miss Lydgate qui passe la Reformkleid son avis change rapidement.

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 07:33
Jean-François Parot, Le noyé du Grand Canal, JC. Lattès

1778, Nicolas le Floch, commissaire au Châtelet, doit déjouer des cabales menées contre la reine Marie-Antoinette. A l'issue d'une soirée costumée elle n'a pas retrouvé un bijou offert par le roi. A-t-il été égaré, a-t-il été volé ? Des personnes mal intentionnées pourraient-elles utiliser cette perte contre elle ? De plus il se trouve que la reine est enfin enceinte après des années d'attente. Voilà encore une occasion de la déshonorer : et si Louis 16 n'était pas le père ? Un maître-chanteur menace de répandre un libelle à ce sujet.

Quel panier de crabes cette cour de Versailles ! De haut en bas nombreux sont ceux qui essaient de faire leur profit sans trop regarder aux moyens. Le frère du roi, Provence, et son cousin Chartres, futur Philippe-Egalité, aimeraient bien régner. Pour cela il leur semble que médire contre la reine peut être une bonne solution.

J'ai beaucoup aimé cette nouvelle aventure de Nicolas le Floch. Jean-François Parot apporte tout un tas de petites anecdotes qui rendent très vivante et crédible la peinture de la société parisienne de la fin du 18° siècle. Anton Mesmer et son "baquet" font courrir la foule et la cour, friandes de découvertes scientifiques. C'est l'époque des Lumières et notre héros et ses amis s'essaient même à la psychologie quand il s'agit de démasquer un tueur psychopathe. C'est aussi fort bien écrit.
Il y avait eu l'automne dernier une adaptation télévisée des deux premiers épisodes de la série. D'autres sont à venir pour cette année, parait-il. Je les attends avec impatience. En tout cas depuis Nicolas le Floch a pour moi les traits de l'acteur Jérome Robart.


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