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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux"

Jules Renard

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 18:22

La neige qui est tombée toute la journée me donne l'occasion de cette carte de voeux.
Bonne et heureuse année 2009 à tous !

Voila aussi mon petit bilan 2008 :
Pour moi, cette année, le tiercé gagnant est :
1. Vikram Seth, Un garçon convenable, Le livre de poche.
2. Daniel Mendelsohn, Les disparus, Flammarion.
3. Rudyard Kipling, Kim, Folio.

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 17:21
Frank Tallis, Les mensonges de l'esprit, 10-18

Un garçon de 15 ans, élève boursier dans l'école militaire Saint Florian, est retrouvé mort dans la salle de sciences de l'école. L'autopsie conclu à des causes naturelles. Cependant, après une visite à Saint Florian, l'inspecteur Oskar Rheinhardt éprouve un désagréable pressentiment et décide de poursuivre l'enquête. Des bruits courent de brimades dont seraient victimes les élèves boursiers ou étrangers de la part de camarades incités par certains professeurs à se considérer comme des sur-hommes.
Pour amener des adolescents terrorisés ou convaincus de leur supériorité à livrer des informations à la police le psychiatre Max Liebermann, ami de Rheinhardt, use de toutes ses connaissances de l'esprit humain et expérimente l'interprétation de tâches d'encre, pas encore connues sous le nom de test de Rorschach.

Une fois de plus nous retrouvens les germes de l'idéologie nazie dans la Vienne de 1903, de façon moins marquée que dans l'épisode précédent cependant. L'auteur nous convie aussi à découvrir les débuts de la psychanalyse à l'occasion d'entretiens entre Liebermann et son maître Freud.

La ville de Vienne est le théâtre vivant de cette enquête palpitante : les cafés où nos héros fument cigare sur cigare en dégustant de délicieuses pâtisseries ; le Prater, luna park permanent où a été reconstituée une petite Venise avec ses gondoles ; la population cosmopolite venue de toutes les régions de l'empire. J'allais oublier la musique, ce qu'elle exprime et la façon de la jouer (Liebermann est pianiste et Rheinhardt baryton). Frank Tallis montre son talent en rendant ce sujet intéressant, même pour moi qui n'y connait pas grand chose.

Enfin l'évolution de la vie amoureuse du bon docteur, si sympathique, n'est pas le moindre des sujets d'intérêt de cette série. Ici il expérimente la jalousie et le fait qu'il est toujours plus facile pour un psychiatre d'analyser les réactions des autres que les siennes propres. Tout cela est intelligent et fin et l'auteur nous fait cadeau d'apartés ironiques toujours bienvenus.

Voilà, j'en ai terminé avec les trois épisodes parus à ce jour et je dois maintenant attendre que Frank Tallis en publie un nouveau.

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 15:16
Frank Tallis, Du sang sur Vienne, 10-18

Hiver 1902, à Vienne. Un tueur en série commence une vague de meurtres particulièrement atroces. Les victimes, d'abord des prostituées, sont mutilées et l'assassin laisse des signes -ou messages- étranges derrière lui. Chargé de l'enquête l'inspecteur Rheinhardt requiert l'aide de son ami, le psychiatre Max Liebermann, pour l'aider à interpréter les mises en scène du criminel et percer ainsi à jour sa personnalité.

Dans cette aventure encore plus passionante que la précédente, nos héros vont se confronter à des théoriciens pangermaniques, officiers et intellectuels convaincus de la supériorité teutone, véritables nazis avant l'heure. L'épisode où Liebermann rive son clou sur son propre terrain à un compositeur antisémite est particulièrement réjouissant.
Dans le même temps le bon docteur se pose de plus en plus de questions sur ses fiançailles. Il doute de son engagement et a bien des difficultés à prendre une décision.

Voilà une série qui, par l'époque à laquelle elle se déroule et par l'analyse psychologique fine des personnages, me fait assez penser à celles d'Anne Perry. Elle est au moins aussi bonne. Aussi, à peine terminée la lecture de cet excellent ouvrage, je me suis ruée chez mon libraire-disquaire pour y faire l'emplette du troisième volume et d'un enregistrement de La flûte enchantée de Mozart qui joue un rôle important dans cette histoire. Si j'ai trouvé le premier, il faudra repasser pour le second: on ne me proposait que des extraits (à un prix défiant toute concurrence, il faut le dire). Chez Harmonia Mundi l'opéra est en commande et sera disponible la semaine prochaine.

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 15:38
Frank Tallis, La justice de l'inconscient, 10-18

L'action de cette série de la collection "Grands détectives" se déroule à Vienne au début du 20° siècle. Son héros est Max Liebermann, jeune médecin psychiatre adepte des théories de Freud. Un choix professionnel qui le met dans une position difficile quand il s'oppose à son chef de service à l'hôpital, partisan de l'électrothérapie pour traiter l'hystérie. Max Liebermann est également pianiste et amateur de musique classique qu'il pratique régulièrement avec son ami, le baryton Oskar Rheinhardt, par ailleurs inspecteur de police.

Quand une spirite est retrouvée assassinée dans une pièce fermée à clef de l'intérieur; que l'arme du crime, un pistolet, a disparu ainsi que la balle qui pourtant n'a pas traversé le corps; Rheinhardt a fort à faire. Il fait appel aux talents d'analyste de son ami pour interroger les témoins, certains même sous hypnose. L'aide de Miss Lydgate, une ancienne patiente de Max, sera aussi décisive.

J'ai dévoré d'une traite cet excellent ouvrage. Les héros sont sympathiques, les personnages finement analysés ont une vraie profondeur. Le cadre de la ville de Vienne, ses cafés, la musique, est bien exploité. Frank Tallis, docteur en psychologie lui-même, écrit bien et avec humour. Je termine donc l'année sur une très bonne lecture et je me jette aussitôt sur le deuxième épisode pour bien commencer 2009.

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 16:16
Shashi Tharoor, L'émeute, Points

Priscilla Hart, une jeune Américaine de 24 ans, bénévole dans une ONG en Inde, a été tuée de 16 coups de couteau la veille de son retour dans son pays. Ses parents font le voyage vers Zalilgarh pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé et ce que fut la vie de leur fille là-bas.

Shashi Tharoor situe son roman en 1989 au moment des violences inter-religieuses provoquées par des fondamentalistes hindous qui réclamaient la destruction d'une mosquée d'Ayodhya, la Babri Masjid, prétendant qu'elle avait été construite sur le lieu de naissance du dieu Ram. Priscilla Hart apparaît comme une victime collatérale d'une des nombreuses émeutes qui ont éclaté dans le nord de l'Inde à cette époque. (La Babri Masjid a finalement été détruite en 1992 par une foule fanatisée, ce qui a entraîné des émeutes qui ont fait des milliers de morts).

La narration se présente sous forme d'extraits d'entretiens, de lettres, de journaux intimes.
L'auteur mène deux récits de front : l'histoire de Priscilla pendant son séjour en Inde, son travail pour une ONG qui tente de promouvoir le contrôle des naissances et surtout sa liaison clandestine avec un fonctionnaire local.

En parallèle il y a la découverte par les parents de Priscilla des réalités de l'Inde comtemporaine. Divers protagonistes viennent leur expliquer le contexte de la mort de leur fille : les affrontements inter-religieux depuis les massacres de la Partition, les moments où la tolérance a semblé l'emporter, ceux où la haine domine.

J'ai trouvé que ces récits avaient un caractère un peu artificiel. Il s'agit manifestement de faire un cours au lecteur supposé ignorant de tous ces faits. J'aime bien m'instruire en lisant un roman mais j'apprécie aussi que cela soit fait habilement. Ou alors autant lire un ouvrage documentaire. Ici la lecture m'a semblée parfois fastidieuse et j'ai sauté des lignes. Peut-être que ce serait plus intéressant pour quelqu'un qui découvrirait ces aspects de l'histoire de l'Inde avec ce roman ?

Je me demande qui est la femme en photo sur la couverture. Madhuri Dixit ? Est-ce que quelqu'un pourrait confirmer ou infirmer ?

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 11:09
Yves Josso, Eté meurtrier à Pont-Aven, 10-18

L'histoire se déroule à Pont-Aven en 1886. Clémence de Rosmadec, jeune fille de bonne famille, vient passer l'été chez sa grand-mère, dans la maison familiale de la Josselière. Clémence est peintre et compte bien profiter de son séjour pour perfectionner son art -peut-être au contact de M. Gauguin, encore peu connu mais dont elle admire le travail.

Mais voilà que dès les premier jours Clémence découvre le cadavre d'une jeune femme, modèle peu farouche qui posait nue -et plus si affinités- pour les peintres des environs. C'est Gildas, ami d'enfance de Clémence, qui est désigné comme le parfait suspect pour ce crime. Mais notre héroïne ne croit pas à la culpabilité du jeune marin et va tout mettre en oeuvre pour l'innocenter.

Avec ce roman Yves Josso a manifestement voulu instruire le lecteur sur les peintres de Pont-Aven, la querelle des académiques et des impressionistes; les us et moeurs de la Bretagne et même la musique classique puisque la mère de Clémence se trouve être une concertiste internationale. Tout ceci fait un peu beaucoup d'autant plus que les personnages ont trop souvent tendance à s'écouter parler et à réciter leur leçon : le style est parfois lourdement didactique, les informations, sans doute intéressantes, arrivent de façon peu naturelle. Cette maladresse n'est guère rattrappée par l'intrigue criminelle mollasse. Cela se laisse lire finalement mais il est peu probable que je lise le deuxième épisode de cette série que l'on m'a prêté avec le premier.

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 08:46
Hélène Berr, Journal, Tallandier

En 1942 Hélène Berr avait 21 ans, elle était issue d'une famille de la bourgeoisie intellectuelle parisienne, elle était étudiante en Anglais à la Sorbonne et elle était Juive. En avril 1942 elle commence son journal et le tient jusqu'en novembre. En août 1943, après une interruption de neuf mois, elle reprend la plume jusqu'au 8 mars 1944, date à laquelle elle est arrêtée avec son père et sa mère. Déportée à Auschwitz, transférée à Bergen-Belsen par une "marche de la mort", elle y meurt en avril 1945.

Le journal montre bien comment l'étau qui se referme petit à petit sur Hélène et sa famille affecte son caractère. En 1942 il y a encore de l'insouciance, du plaisir à se promener dans les rues de Paris. Hélène rencontre un jeune homme, Jean Morawiecki, et en tombe amoureuse. A partir du lundi 8 juin il lui faut porter l'étoile jaune (elle dit l'insigne) et elle s'interroge sur le comportement à avoir :

"A ce moment-là, j'étais décidée à ne pas le porter. Je considérais cela comme une infamie et une preuve d'obéissance aux lois allemandes.
Ce soir, tout a changé à nouveau : je trouve que c'est une lâcheté de ne pas le faire, vis-à-vis de ceux qui le feront.
Seulement, si je le porte, je veux toujours être très élégante et très digne, pour que les gens voient ce que c'est. Je veux faire la chose la plus courageuse. Ce soir, je crois que c'est de le porter."

Dans la rue on la regarde parfois de travers mais il y a aussi des manifestations de sympathie. Elle dit que c'est difficile puis donne l'impression de surmonter cette épreuve et n'en parle plus. Des fois elle porte l'étoile, des fois elle ne la porte pas. Le 26 novembre 1942, Jean quitte Paris pour gagner la France libre, Hélène arrête d'écrire.

Quand elle se remet à son journal en 1943 l'ambiance a complètement changé. Autour d'elle des amis, des connaissances, de plus en plus nombreux, sont déportés. Hélène s'occupe, à l'UGIF, d'enfants dont les parents ont été arrêtés. Il n'y a plus d'insouciance. Elle traverse des moments d'abattement, elle a le sentiment que les autres (les non-Juifs) ne peuvent pas comprendre ce qu'elle ressent. Encore une fois, elle veut être courageuse.

La famille évoque la possibilité de quitter Paris, de se cacher, mais redoute la séparation tout en sachant que la déportation entraînerait une séparation. Il y a aussi une répugnance à quitter des lieux familiers, le refus de laisser penser que l'on a fuit. Ils se résolvent cependant à ne plus coucher chez eux. Ils sont arrêtés au matin de la première nuit où ils ont rompu avec cette décision.

C'est une lecture très émouvante qui, comme tous les récits individuels que j'ai lus sur le sujet, permet de mieux mettre le doigt sur la richesse des intelligences humaines et sur le gâchis effroyable qu'a été ce génocide. Je suis touchée aussi par le portrait en couverture. Elle avait un visage doux aux joues encore rondes de l'enfance et cette photo la fait paraître encore plus proche malgré toutes les années qui se sont écoulées depuis
.

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 15:40

Stieg Larsson, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, Millénium 2, Actes sud


Dans ce deuxième épisode de la trilogie Millénium, c'est Lisbeth Salander qui se retrouve au coeur de l'action. Trois personnes ont été assassinées et les empreintes de Lisbeth retrouvées sur l'arme du crime. Elle devient alors l'ennemie publique n°1, traquée par toutes les polices du pays, présentée dans la presse à scandale comme une demeurée psychopathe. A Millénium Mikael Blomkvist (Super Blomkvist) ne croit pas à sa culpabilité et mène l'enquête. Il a en arrière-plan une investigation plus vaste sur le commerce du sexe et la traite des prostituées d'Europe de l'est.


Si on retrouve comme précédemment la même écriture parfois un peu fastidieuse, inutilement énumérative (Lisbeth fait ses courses : "Elle acheta du shampoing, du dentifrice, du savon, du lait caillé, du lait, du fromage, des oeufs, du pain, des petits pains à la cannelle congelés, du café, des sachets de thé, des cornichons, des pommes, un pack géant de Billys Pan Pizza et une cartouche de Mrlboro light. Elle paya avec sa carte Visa."), ce numéro 2 est un vrai thriller avec du suspens et un secret d'Etat. Je l'ai dévoré.


C'est intéressant aussi de découvrir en filigrane des aspects de la culture suédoise. J'ai remarqué ainsi que la question des éventuelles inégalités de traitement entre hommes et femmes était très présente. Je m'inscris illico pour le tome 3.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 19:42

Albert Cossery, Mendiants et orgueilleux, Le livre de poche


Albert Cossery est mort en juin 2008. J'ai découvert son existence en lisant sa nécrologie dans Le Monde. C'était un personnage original qui se vantait de n'avoir jamais travaillé de sa vie (cela ne se faisait pas dans sa famille) et qui vivait à l'hôtel. Mendiants et orgueilleux était présenté comme son chef d'oeuvre et quand j'ai trouvé récemment chez mon bouquiniste cette vieille édition à un prix défiant toute concurrence j'ai donc sauté sur l'occasion.


Mendiants et orgueilleux, tels sont les héros de ce roman dont l'action se déroule au Caire dans les années 50. Il y a Gohar, un ancien professeur qui survit en faisant un peu de comptabilité pour un bordel de la ville indigène ; Yéghen, petit escroc, petit trafiquant de drogue et El Kordi, employé aux écritures dans une administration dont la plus grande partie du salaire sert à rétribuer les collègues qui veulent bien faire son travail à sa place. Tous les trois se complaisent dans leur simplicité voire  leur dénuement volontaire, se contentant de goûter la vie qui passe, de se réjouir des comportements absurdes de leurs contemporains.


"Devant une boutique vide il vit un homme d'un certain âge, aux vêtements soignés, assis dignement sur une chaise, et qui regardait passer la foule d'un air détaché et royal. L'homme avait une attitude majestueuse extraordinairement frappante. "Voilà un homme selon mon coeur", pensa-t-il. Cette boutique vide et cet homme qui ne vendait rien étaient pour lui une trouvaille inestimable. La boutique, Gohar le devinait, représentait simplement un décor ; elle lui servait pour recevoir ses amis et leur offrir une tasse de café. C'était là le comble de l'opulence et de la générosité. Gohar le salua comme une vieille connaissance et l'homme répondit à son salut avec un sourire suave, à peine perceptible, comme s'il comprenait qu'on l'admirait."


Quand Gohar, en manque de hachisch, étrangle une jeune prostituée, il est ensuite fort surpris par son crime car il est étranger à toute violence. La mort de la pauvre fille est cependant vite oubliée, considérée comme une fatalité. En fait elle n'est que le prétexte pour faire entrer en scène l'officier de police Nour El Dine, chargé de l'enquête. Car il n'y a pas vraiment d'histoire dans ce roman, il s'agit seulement de nous présenter ces personnages qui ont fait de la paresse un art de vivre et qui fascinent Nour El Dine qui les considère comme des misérables et ne comprend pas comment ils peuvent avoir une si haute opinion d'eux-mêmes.


Quant à moi je n'ai été qu'à moitié convaincue par ma lecture. J'ai apprécié certaines descriptions pittoresques avec parfois une pointe d'humour. Par contre j'ai trouvé que pour des gens qui rejetaient tout ce qu'il est convenu de considérer comme un mode de vie bourgeois les personnages avaient parfois des opinions bien stéréotypées, notamment sur les femmes :


"Elle avait une mine revêche et l'air arrogant d'une femme pourvue d'un mâle".


"Gohar était reconnaissant aux femmes, à cause de l'énorme somme de bêtise qu'elles apportaient dans les relations humaines".


Je termine avec le pompon, à propos de Nour El Dine : "Il avait été habitué à plus de soumission de la part de ses jeunes amis ; mais aussi, c'étaient, pour la plupart, des êtres veules et sans caractère. Ils n'avaient pour eux que leur beauté : c'étaient presque des femmes".


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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 14:29
Pascale Haag et Blandine Ripert, L'Inde, idées reçues, Le cavalier bleu

Ce petit livre reprend un certain nombre d'idées reçues sur l'Inde et les analyse : d'où viennent ces idées, qu'ont-elles de vrai, en quoi sont-elles fausses ? Les auteures, chercheuses spécialistes de l'Inde, s'attaquent ainsi à "les Indiens sont fatalistes", "Gandhi est le père de la non-violence", "le système des castes paralyse la société indienne" et d'autres encore.

Plus facile d'accès que L'Inde, continent rebelle; L'Inde, idées reçues se situe un peu sur le même créneau et vient bien en compléter la lecture.

J'avais d'abord écrit que [Pascale Haag et Blandine Ripert n'étaient pas elle-mêmes à l'abri des idées reçues : "le cinéma bollywoodien présente, le plus souvent, ses héroïnes en position de victimes". J'ai en mémoire certains personnages de mères vengeresses, incarnations de Kali, poursuivant les méchants jusqu'à la mort qui sera forcément violente.] mais Joël m'invite à nuancer mon propos (voir commentaires). Je retire donc le reproche que je faisais aux auteures d'être tombées dans l'idée reçue. Mais elles auraient écrit plus justement "le cinéma bollywoodien présente, de moins en moins souvent, ses héroïnes en position de victimes".

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