• : Mon biblioblog
  • : Les livres que j'ai lus et que j'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou...pas du tout. Mes compte-rendus de lectures et commentaires personnels.
  • Contact

100_1067.jpg

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux"

Jules Renard

Recherche

7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 14:46
Anne Perry, Mémoire coupable, 10-18

Après une enquête difficile la police fluviale londonienne, dirigée par William Monk, arrête enfin Jericho Phillips, un souteneur qui prostitue de jeunes garçons. Il est de plus accusé d'avoir torturé et assassiné l'un d'eux qui se révoltait. Mais au tribunal Phillips est défendu par le talentueux Oliver Rathbone qui souligne l'absence de preuves sérieuses et obtient l'acquittement.

L'issue de l'affaire est un échec à plusieurs points pour Monk. L'arrestation de Phillips était aussi pour lui un hommage rendu à son prédécesseur, Durban, mort dans l'exercice de ses fonctions. De plus Monk et Rathbone ont autrefois oeuvré ensemble à plusieurs reprises contre les malfaiteurs et ce procès met à mal leur amitié.

Aussi Monk va-t-il reprendre l'affaire aidé par sa femme, l'infirmière Hester Latterly, qui dirige un hôpital pour prostituées et par Scuff, un gosse des rues que le couple a recueilli. Cette fois nos héros ne vont pas se contenter de traquer Phillips, ils vont aussi s'intéresser à ceux qui profitent de son ignoble commerce : des messieurs de la haute société qui ont le bras long et beaucoup à perdre.

Cette nouvelle enquête de William Monk vient trois ans après la précédente. Manifestement Anne Perry s'est moins consacrée ces derniers temps à cette série qu'à celle des aventures de Charlotte et Thomas Pitt. J'ai trouvé l'affaire bien lente à démarer et j'ai eu l'impression, parfois, que l'auteur tirait à la ligne. Cependant les personnages sont sympathiques et la description du petit monde qui vit autour de la Tamise est pittoresque aussi cela reste une lecture plaisante.

Partager cet article

Repost0
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 14:35
Louis de Bernières, Des oiseaux sans ailes, Folio

Ce passionant roman raconte la fin de l'empire ottoman avant, pendant et peu après la première guerre mondiale. Ces événements terribles sont vus de façon vivante à partir de l'histoire de la petite ville d'Eskibahtché, en Anatolie, et de ses habitants.

Depuis très longtemps musulmans et Grecs plus quelques Arméniens, y vivent en bonne entente. Chacun traite l'autre d'infidèle mais les musulmans n'hésitent pas à adresser leurs prières à l'icône de la Vierge en cas de besoin et les mariages mixtes sont acceptés. Ainsi il est acquis pour tous dès leur plus tendre enfance que la belle Philothéi épousera Ibrahim qui la suit partout comme son ombre. On croise aussi Iskander le Potier qui fabrique des siflets qui imitent le chant des oiseaux; l'imam Abdulhamid Hodja, homme doux amoureux de sa jument Nilüfer. Pour ne pas tuer les tortues qui dévorent ses légumes il les ramasse dans un sac et va les relacher plus loin. Il y a de nombreux personnages pittoresques et attachants et aussi, en parallèle, la biographie de Mustapha Kémal.

La première guerre mondiale va mettre fin à cette vie paisible. Privé de ses jeunes hommes (enrôlés dans l'armée pour les musulmans, dans les commandos de travail pour les chrétiens) le village s'appauvrit. Les habitants sont victimes des attaques de bandes de hors-la-loi composées pour partie de déserteurs. C'est dans une quasi-indifférence que les Arméniens sont déportés.

Au front on tient aux jeunes gens un discours islamiste : cette guerre est une guerre sainte qui oppose les musulmans aux Francs. Pourtant l'empire est allié avec l'Allemagne alors que des Arabes combattent pour la Grande-Bretagne. Le gouvernement grec espère profiter du conflit pour réaliser son idée de Grande Grèce ou ressusciter l'empire byzantin au moins jusqu'à Istanbul. Les populations civiles sont les victimes de ces idées nationalistes : selon les aléas du combat les Grecs massacrent des musulmans puis les Turcs massacrent des Grecs.

Après la guerre les traités de paix prévoient l'échange des Grecs de Turquie contre les musulmans de Grèce. Ces déplacements de population provoquent encore de grandes douleurs. A Eskibahtché des amis de toujours se séparent sans espoir de se revoir. Les Grecs (qui ne parlaient que le Turc) doivent partir en abandonnant leurs biens sur place. Ils sont remplacés par des musulmans qui ne parlent que Grec. Surtout, on réalise alors que les chrétiens étaient aussi commerçants et artisans et le village s'appauvrit encore.

Louis de Bernières montre bien comment, à tous points de vue, économique et culturel, le passage de l'empire ottoman cosmopolite à la Turquie nationaliste a été un appauvrissement. Les délires nationalistes de certains ont souvent entraîné le malheur de beaucoup et l'auteur enfonce le clou là-dessus. Le petit bémol pour moi c'est la façon dont les Arméniens sont traités en victimes collatérales de tout cela. Il est question de "crimes de guerre tels que les marches mortelles des Arméniens et des prisonniers britanniques et les déportations de Grecs de la côte occidentale en 1914". Le mot génocide n'est employé que pour des massacres de musulmans par des Grecs.
Malgré cela j'ai trouvé ce roman excellent, bien écrit et avec souvent une pointe d'humour ironique. J'en ai lu facilement les 800 pages.

Partager cet article

Repost0
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 14:29

Henning Mankell, Le cerveau de Kennedy, Seuil

Louise Cantor, une archéologue suédoise, regagne son pays après une mission en Grèce. A Stockholm elle découvre son fils mort dans son lit. Louise ne veut pas croire qu'Henrik se soit suicidé comme le montre l'autopsie. Pour elle il a été assassiné et elle décide de mener l'enquête.

Louise découvre alors qu'Henrik avait une vie secrète dont elle ignorait tout. Il louait un appartement à Barcelone, il faisait de fréquents voyages vers le Mozambique. Avec quel argent ? Il semblait disposer de grosses sommes. Louise s'est adjoint Aron, le père d'Henrik, pour l'aider. Quand Aron disparaît sans laisser de traces, Louise comprend qu'elle approche de la vérité et qu'on veut l'en empêcher. A son tour, elle part pour le Mzambique.

En lisant la quatrième de couverture, ce roman m'a paru alléchant. Que de mystères ! J'attendais des révélations à la hauteur. A l'arrivée, c'est plutôt une vraie déception. L'histoire commence doucètement. Il faut plus de cent pages pour installer la situation et les personnages. Ensuite ça continue au même rythme. Beaucoup de questions mais bien peu de réponses. D'où venait l'argent d'Henrik ? Quel jeu joue Lars Hakanson ? Henrik s'est-il suicidé ou a-t-il été assassiné ? Nous ne le saurons pas.

Donc ce n'est pas un thriller. Une réflexion sur le deuil et la difficulté qu'il y a à admettre la mort de son unique enfant ? Cela se pourrait car Louise ressasse jusqu'à l'obsession les souvenirs de son fils, l'imagine encore vivant à ses côtés. Mais là aussi je dirais que c'est raté car je ne me suis pas sentie concernée alors que depuis que j'ai des enfants l'hypothèse de leur mort est une pensée qui me terrorise.

La quatrième de couverture (qui décidément est beaucoup trop bavarde) nous informe que ce roman est un cri de colère de l'auteur face au désintérêt de l'occident pour l'épidémie de sida qui ravage le continent africain. Il y a des accusations de complot mais qui ne me semblent pas étayées sérieusement, qui sont plutôt des insinuations.

En bref je n'ai pas bien compris où l'auteur voulait en venir et cela m'a agacée. Je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à cette lecture. Et le cerveau de Kennedy dans tout ça ? Il ne joue qu'un rôle très secondaire.

Partager cet article

Repost0
10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 09:40

Truman Capote, La traversée de l'été, Le livre de poche

 

Grady McNeil est une jeune fille riche de 17 ans. Ses parents vont passer l'été en Europe et elle a obtenu de pouvoir rester seule à New-York. C'est que Grady est amoureuse de Clyde Manzer, un gardien de parking qu'elle a rencontré peu de temps auparavant. Ils s'installent dans l'appartement de la famille McNeil. Clyde est amoureux lui aussi mais ne veut pas le montrer. Il pense que leur histoire ne durera pas et se protège en la traitant durement. Grady lui fait un peu peur parce qu'il la croit prête à tout depuis qu'elle s'est jetée dans ses bras.


On a là deux jeunes gens qui se cherchent. La mère de Clyde a toujours survalorisé son fils, a dit qu'il deviendrait avocat ou médecin et il vit de petits boulots. Grady sait que sa propre mère ne l'apprécie pas. Elle est en révolte contre son milieu et la vie déjà toute tracée qu'il lui a préparée mais ne sait pas comment exprimer son opposition.


Cela se lit assez facilement mais je ne suis pas vraiment entrée dedans, je ne me suis pas sentie concernée ou touchée par ce que vivent les personnages. A part De sang froid que j'avais beaucoup aimé, j'ai jusqu'à présent été plutôt déçue par Truman Capote.

 

Ce livre m'a été offert par l'éditeur par l'intermédiaire de Blog-o-Book. Merci à Bob!

Partager cet article

Repost0
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 08:17
Baby Halder, Une vie moins ordinaire, Picquier

Dans Une vie moins ordinaire, Baby Halder raconte son histoire, celle d'une jeune femme indienne d'origine modeste. Son enfance a été courte et difficile. Le père était absent de longues périodes pour son travail. Au début il envoyait des nouvelles et de l'argent puis le courrier se tarissait. Il revenait, il repartait. La mère tenait à ce que ses enfants aillent à l'école et Baby suivit à peu près sa scolarité primaire. Finalement, ne supportant plus sa vie, la mère abandonna le domicile familial en emmenant son plus jeune fils.

A partir de ce moment-là, sa soeur aînée étant mariée, Baby dut s'occuper de la maison. Elle-même fut mariée à 13 ans à un homme qui en avait 26.
A 14 ans elle met au monde son premier enfant. Son mari ne lui parle pas, la bat quand il n'est pas content. Heureusement elle peut compter sur l'amitié d'une voisine qui la soutient et la conseille dans la tenue de son ménage. Des fois elle s'échappe pour aller jouer avec les enfants du coin. Cela surprend les voisins mais ils ont aussi conscience qu'elle n'est encore qu'une enfant et le père est critiqué pour l'avoir mariée si jeune :
"Tu as fait comme tu as voulu et à présent, qui est-ce qui est obligé de supporter les conséquences de tes actes ? Ce n'est pas toi mais cette pauvre enfant ! De toute façon, il n'y a plus rien à faire maintenant, tu n'as plus qu'à renvoyer ta fille chez elle."

Ce qui m'a frappée c'est la façon dont tout le monde se mèle des affaires des autres et ne se gêne pas pour faire savoir son opinion, commente, critique. Mais finalement, tout cela débouche souvent sur le constat que c'est le destin, il n'y a rien à faire.
Quand la vie avec son mari est trop dure Baby vient souffler quelque temps chez son père mais elle s'entend mal avec celui-ci et sa belle-mère et fini donc par retourner chez elle.

Un beau jour elle quitte définitivement son mari, emmenant avec elle ses trois enfants. Elle s'installe à Delhi où elle travaille comme domestique chez des riches familles. Elle est d'abord exploitée avant d'entrer au service d'un vieux professeur qui la traite comme sa fille, l'incite à lire, la pousse à écrire son histoire.

L'éditeur nous assure que son livre est aujourd'hui un best-seller en Inde. Quant à moi, je l'ai trouvé passionant. Il montre bien la vie de famille, les relations sociales dans une petite ville. Le contrôle des comportements par les proches entraîne une solidarité avec celui qui est victime mais aussi une pression à se conformer à la norme. Baby Halder a choisi de se sortir de ces relations qui engluent et de prendre sa vie en main. C'est une femme courageuse.

Partager cet article

Repost0
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 10:16
Michel Boivin, Histoire de l'Inde, Que sais-je ?

Pour évoquer l'histoire de l'Inde de la civilisation de l'Indus au début du 21° siècle en 120 pages il faut bien sur résumer sévérement. Les débuts jusqu'à la domination britannique sont rapidement survolés. Il s'agit surtout d'énumérations de dates, de rois et de batailles. Tout cela est un peu sec. Moi qui ai besoin de me documenter sur la période Gupta, il faudra que j'aille voir ailleurs.

La suite, et plus particulièrement à partir des luttes pour l'indépendance, est plus détaillée. C'est une bonne façon rapide de prendre connaissance des événements et de la politique menée par la famille Nehru-Gandhi qui forment l'arrière-plan de certains romans indiens. Un petit manuel facile d'accès qui plante les premiers éléments. Si l'on veut approfondir, il faut trouver autre chose.

Partager cet article

Repost0
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 06:09
Frank Tallis, Les pièges du crépuscule, 10-18

Revoilà le sympathique docteur Max Liebermann. Avec son ami, l'inspecteur Oskar Rheinhardt, il enquête sur des crimes contre des antisémites. Les victimes ont été violemment décapitées. L'affaire se déroule dans un contexte où les Juifs de Vienne sont l'objet d'attaques nombreuses de la part du maire Karl Lueger et de son parti chrétien-social. Notre héros lui-même est inquiété dans le cadre de son travail.
En tant que psychiatre il doit soigner un homme... enceint !

En ce qui concerne sa vie sentimentale, les choses piétinent un peu. Max Liebermann pense beaucoup à Miss Lydgate, rêve d'elle même, et dans une scène bien étrange, mais n'agit guère. Miss Lydgate n'est d'ailleurs présente qu'à travers le journal intime de Liebermann.  La romance passe un peu au second plan dans cette nouvelle aventure par contre l'enquête est toujours menée de façon palpitante. J'ai dévoré Les pièges du crépuscule.

Partager cet article

Repost0
17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:17
Stieg Larsson, La reine dans le palais des courants d'air, Actes sud

La fin du tome 2 a laissé Lisbeth Salander en bien mauvais état après une violente confrontation avec de dangereux truands. Dans ce dernier épisode de la trilogie Millénium on la retrouve à l'hôpital où elle va séjourner assez longtemps.

Pendant ce temps, à l'extérieur, des forces contraires s'opposent. Il y a les opposants à Lisbeth à la tête desquels une section secrète des services secrets suédois. Pour cacher leurs erreurs passées ces hommes qui se voient en dernier rampart de la démocratie mais qui n'obéissent qu'à eux-mêmes et se placent au-dessus des lois, sont prêts à commetre toujours plus de crimes.

Mais Lisbeth a aussi des soutiens, menés par Mikael Blomkvist. Celui-ci organise tout un réseau pour faire enfin éclater la vérité. Et alors, quel suspense ! Tout de suite j'ai été happée et j'ai parfois eu du mal à lacher ma lecture. J'ai trouvé particulièrement jubilatoire la façon dont les méchants se font avoir (surtout cette infâme crapule qu'est le psychiatre Peter Teleborian). C'est leur trop grande confiance en eux qui les perd. Le roman montre bien comment la nasse se referme autour d'eux sans qu'ils s'en rendent compte. Finalement le bien triomphe et en toute légalité. La Suède apparait comme un modèle de démocratie.

Partager cet article

Repost0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 19:50
Elif Shafak, La bâtarde d'Istanbul, 10-18

Armanoush Tchakmakchian est une jeune Américaine, d'origine arménienne par son père. Ses parents ont divorcé quand elle était toute petite et sa mère, en partie pour faire enrager son ex-belle-famille, s'est remariée avec un Turc. Elevée par sa mère, Armanoush s'est néanmoins imprégnée de culture arménienne à chaque fois qu'elle séjournait dans sa famille paternelle.

A l'âge de 20 ans Armanoush éprouve le besoin de mieux connaître ses origines. Sans prévenir ses parents elle s'envole alors pour Istanbul où elle se fait héberger par la famille de son beau-père, Mustafa Kazanci. Dans cette maison de femmes (Mustafa, le seul homme encore vivant a émigré il y a 20 ans et n'a plus remis les pieds en Turquie) Armanoush se lie d'amitié avec Asya, la fille bâtarde d'une des soeurs de Mustafa. L'arrivée de cette intruse, les questions qu'elle pose sur les Turcs et les Arméniens, vont faire émerger des secrets de famille dont certains profondément enfouis.

J'ai bien aimé cette lecture qui m'a tenue en haleine. Dès le début je me doutais que l'histoire des familles Tchakmakchian et Kazanci était liée mais comment ? La réponse est plutôt crédible, conforme à ce que j'ai pu lire sur certains épisodes du génocide des Arméniens. Pour en arriver au dénouement il faut en passer par l'intervention des esprits mais cela ne m'a pas gênée. Elif Shafak dit dans les remerciements qu'elle a eu des problèmes avec la justice de son pays à cause de certaines choses qu'elle a écrites dans ce livre. A l'heure où certains Turcs demandent pardon pour des événements survenus il y a près de cent ans La bâtarde d'Istanbul pose aussi la question de la responsabilité collective.

Partager cet article

Repost0
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 09:39
Rohinton Mistry, Un si long voyage, Le livre de poche

Un si long voyage est une tranche de vie d'un père de famille parsi, vivant à Bombay. En cette année 1971 Gustad Noble traverse une période où ses enfants lui causent des soucis. Sa fille cadette Roshan, une enfant de 9 ans, est régulièrement malade, s'affaiblit et doit garder le lit tandis que son fils aîné, Sohrab, qui vient d'être admis dans un prestigieux institut de technologie, prétend qu'il veut être un artiste. A la même époque Gustad reçoit enfin des nouvelles de son ami le major Bilimoria qui a disparu quelque temps auparavant sans plus donner de nouvelles et qui lui écrit maintenant qu'il travaille pour les services secrets et lui demande un service particulier au nom de leur amitié.

Tous ces sujets d'inquiétude ramènent Gustad aux souvenirs de son enfance. Petit-fils d'un ébéniste, fils d'un libraire, tous deux petits patrons, il a du renoncer à faire des études après la ruine de son père et n'est qu'un simple employé de banque. Depuis il est habité par la nostalgie de la grandeur passée de sa famille.

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman et sa lecture a trainé en longueur. A moins que ce ne soit le contraire : j'ai lu lentement donc j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Finalement, arrivée à la moitié, j'ai commencé à me laisser prendre et j'ai plutôt apprécié cette lecture. Gustad est un brave homme qui accorde du prix à l'amitié et tente de transmettre des valeurs familiales à ses enfants. Un si long voyage montre l'importance de scènes apparamment anodines de la vie quotidienne.

Partager cet article

Repost0