Citation

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste encore à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard


Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Jeudi 24 juillet 2008
Rohinton Mistry, Une simple affaire de famille, Le livre de poche

L'histoire se déroule de nos jours à Bombay, dans la communauté parsie. Quand le vieux monsieur Nariman Vakeel se casse la cheville en tombant dans la rue et doit garder le lit il est accueilli dans la famille de sa file Roxanna. Commence alors une cohabitation difficile, l'appartement de deux pièces étant déjà trop petit en temps normal et le salaire de Yezad, le mari de Roxanna, tout juste pour faire vivre quatre personnes. Yezad vit difficilement ces difficultés financières. Cela entraîne des disputes avec sa femme et le pousse à essayer de trouver de l'argent par différents moyens qui ne donnent pas les résultats escomptés.

Jehangir, le fils cadet de la famille, un garçon sensible, est heureux de la présence de son grand-père. il aime parler avec lui. Puis, à mesure que la santé du vieil homme décline, il le rassure dans ses périodes de cauchemars. Car Nariman revit des épisodes de son mariage malheureux. Amoureux d'une jeune femme chrétienne avec qui il a eu une liaison de plus de dix ans il a finalement été obligé, sous la pression continuelle de ses parents, d'épouser une parsie. Une simple affaire de famille est aussi une critique de l'extrémisme religieux et des pratiques bornées qui vont avec, à l'intérieur de la communauté parsie et à l'extérieur puisqu'un des personnages secondaires est une victime des émeutes anti-musulmans de 1993.

J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai trouvé très bien écrit. les personnages sont attachants et il y a de belles descriptions de la vile de Bombay. J'ai découvert les Parsis et certains aspects de leur religion et ça m'a donné envie d'en savoir plus sur ce sujet.
par Agnès publié dans : Inde
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 1 juillet 2008
Jeudi 3 juillet c'est soirée Bollywood sur M6. Quelle aubaine ! C'est pas tous les jours qu'on nous passe ce genre de choses sur nos chaînes françaises !
Alors, il y a quoi ?




1)
A 20 h. 50 : Coup de foudre à Bollywood de Gurinder Chadha avec Aishwarya Rai. Eh bien, malgré son titre, ce film N'EST PAS un Bollywood. C'est un film britannique, une adaptation à l'époque actuelle et en Inde d'Orgueil et préjugés de
Jane Austen. Cela reprend, en version light, les codes de Bollywood. Pour une initiation à ce cinéma, pourquoi pas ?









2) A 22 h. 50 : La famille indienne. Titre original : kabhi khushi kabhie gham (K3G.  En Français : Dans le bonheur ou dans les larmes). Voilà du Bollywood et du meilleur. Ce film de Karan Johar réunit une brochette de grands acteurs (Shahruuuuuuuuuuukh !!!). J'aime beaucoup la musique et les danses en costumes (superbes).
Rohan (Hritik Roshan), fils cadet d'une riche famille, rentre chez lui, ses études universitaires terminées. Il passe d'abord embrasser ses deux grands-mères et les trouve en larmes. Elles ne savent pas comment lui annoncer que son frère Rahul (Shahrukh Khan), le favori de toute la famille, a été chassé par son père (Amitabh Bachchan) il y a plusieurs années car il avait osé épouser une jeune fille d'origine modeste (Kajol). Enfin informé Rohan décide de partir à la recherche de Rahul, de réunir sa famille et de redonner le sourire à sa mère (Jaya Bachchan).

Comme voilà un bon choix pour découvrir Bollywood. Le seul bémol est que ce soir K3G nous est présenté -horreur !- en version française ! Il faut que je dise aussi que généralement, la première fois qu'on regarde un
Bollywood, on rit. Et en effet, il y a parfois de quoi. Ah, la scène sublime au pied des pyramides ! Elle fait mon régal à chaque visionnage ! Et quelle belle garde-robe ! Mais dans K3G il y a aussi de l'humour volontaire.

Si vous en avez l'occasion je ne saurais donc trop vous conseiller d'essayer. Attention, cela peut entraîner un phénomène d'addiction. Quant à moi je me trouve confrontée à un dilemme. En effet, le même soir, il y a un concert gratuit de
Bombes2Bal dans les alentours. Vu les horaires je crois que je vais pouvoir cumuler : aller danser d'abord puis m'affaler devant K3G ensuite. Quelle soirée !
par Agnès publié dans : Inde
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Vendredi 27 juin 2008
Timeri N. Murari, Taj, Picquier

Ce roman raconte l'histoire d'amour entre Shah Jahan, empereur moghol au début du 17° siècle et Arjumand, impératrice sous le nom de Mumtaz-i-Mahal. Après la mort de son épouse adorée, Shah Jahan fit construire pour elle le Taj Mahal. La narration alterne un chapitre de l'histoire d'amour et un chapitre de la construction du mausolée.

L'histoire d'amour : elle nous est racontée par la voix de trois narrateurs : Shah Jahan, Arjumand et Isa, fidèle serviteur d'Arjumand. Entre Shah Jahan et Arjumand, ce fut le coup de foudre au premier regard. Elle avait 12 ans, lui 16. Hélas des raisons politiques allaient retarder le mariage qu'ils souhaitaient tous les deux car Shah Jahan était prince héritier et son père voulait qu'il fasse des unions politiques. Enfin leur persévérance eut raison des obstacles bien qu'arjumand eut atteint l'âge limite de 17 ans. Commencent alors 18 ans de mariage qui pour Arjumand sont 18 ans de grossesses. A peine remise d'une fausse couche ou d'un accouchement, elle était de nouveau enceinte et c'est en donnant le jour à son quatorzième enfant qu'elle mourut. Pour le couple bientôt suivi d'une ribambelle d'enfants c'est aussi de longues pérégrinations à travers l'empire sur les ordres de l'empereur Jahangir, père de Shah Jahan, lequel n'accéda au trône que deux ans avant la mort de sa femme.

Arjumand était la nièce de Mehrunissa dont j'ai lu l'histoire précédemment dans La vingtième épouse
. Dans Taj Mehrunissa apparaît comme une intrigante, uniquement intéressée par le pouvoir que lui confère son mariage avec Jahgangir.

La construction du Taj Mahal : elle dura vingt ans et mobilisa 20 000 ouvriers venus de tout l'empire. Elle nous est racontée à travers l'histoire de l'un d'entre eux, Murthi, un sculpteur qui a quitté son village avec sa famille pour venir travailler sur ce chantier gigantesque. Malgré cette tentative de personnalisation le récit reste assez technique. C'est intéressant néanmoins. J'ai appris des tas de choses passionantes sur les techniques de construction et la vie à cette époque mais c'est cela qui fait aussi, à mon avis, que ce roman n'est pas des plus prenants.

"Il faudrait des années avant que les fondations soient achevées. Les plans prévoyaient une série de piliers, entourés par des puits et reliés entre eux par de robustes arches. L'intérieur de ces puits serait rempli par des rochers et l'espace les séparant solidement maçonné. Les piliers supporteraient le poids énorme de la tombe, pendant que les puits empêcheraient les infiltrations d'eau de la Yamuna. Les briques seraient imperméabilisées pour les siècles à venir en étant immergées dans de la graisse chaude. Le mortier lui aussi était spécial, il était constitué d'un mélange de chaux éteinte, de sucre brut, de lentilles, de coquilles d'oeufs, de coquillages écrasés et de gomme d'arbre."

Et on n'en est quaux fondations ! Vous comprenez que l'argent n'était pas un problème.
par Agnès publié dans : Inde
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 23 juin 2008
Bulbul Sharma, La colère des aubergines, Picquier

Les nouvelles qui constituent ce volume tournent toutes autour de la cuisine et par ce biais nous racontent des histoires de familles et plus particulièrement de femmes indiennes, cuisinières des festins qui nous sont décrits. Car les occasions sont nombreuses de nourrir son entourage, pour marquer son affection ou pour s'attirer des faveurs.

J'ai bien aimé L'épreuve du train. Une fois par an, Gopal emmène sa mère, sa femme et sa fille en pélerinage. Le voyage en train est un calvaire pour lui. Il imagine tout ce qui pourrait arriver à ces trois femmes qui profitent de leur unique sortie en discutant avec des inconnus et en échangeant avec eux des victuailles : puri, curry de pommes-de-terre, pickle de mangues, paratha, pakora, kachori...
Dans Mes sacrées tantes de la même auteure il y a aussi une nouvelle qui se déroule dans un train et où on retrouve un peu la même ambiance de libération féminine.

Chaque nouvelle est suivie de recettes. J'en ai testé une que je pensais mettre ici mais le résultat n'est pas à la hauteur de mes attentes donc je m'abstiens. Il faudrait essayer encore mais il fait un peu chaud pour se mettre aux fourneaux.
C'est un joli prénom Bulbul, ça veut dire rossignol.
par Agnès publié dans : Inde
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 19 juin 2008
Indu Sundaresan, La vingtième épouse, Le livre de poche

Ce roman se déroule dans l'Inde des Moghols, à la fin du 16° siècle et au début du 17°. La période couvre la fin du règne de l'empereur Akbar et le début du règne de son successeur, son fils Jahangir. Le personnage central est Mehrunnisa qui fut la vingtième (et dernière) épouse de Jahangir. Après leur mariage, elle gouverna l'empire pour son époux, toujours dans l'ombre, comme il seyait aux femmes à cette époque.

L'histoire va de sa naissance à son mariage avec l'empereur. La légende rapporte que Mehrunnisa était tombée amoureuse à l'âge de huit ans de celui qui n'était encore que le prince Salim. Huit ans plus tard ils se croisèrent pour la première fois et il l'aima dès le premier regard mais leur amour devrait attendre encore longtemps. Quand il l'épousa, c'était une vieille de 34 ans (on considérait que passé 18 ans une fille n'était plus mariable), elle était veuve et mère d'une jeune enfant. Son père était un courtisan en disgrâce, son frère et son mari avaient été exécutés pour avoir comploté contre l'empereur. Tous ces éléments semblent prouver qu'en effet, il s'agissait bien d'un mariage d'amour.

Avec ce roman nous découvrons la vie à la cour du Grand Moghol. Familière de l'impératrice Ruqayya, femme d'Akbar, Mehrunnisa a grandi dans le harem impérial. Les inombrables femmes, concubines et esclaves qui ne vivent que pour attirer un instant l'attention de leur seigneur tuent le temps en colportant toutes sortes de ragots, en s'adonnant à la consommation de sucreries, d'alcool ou d'opium (Jahangir lui-même est un alcoolique drogué). Les proches de l'empereur, fils ou ministres, complotent pour obtenir plus de pouvoir. Au milieu de toutes ces turpitudes, Mehrunnisa est un ange de patience et d'intégrité. L'histoire de son mariage avec Jahangir est racontée par Indu Sundaresan dans Le festin de roses
.
par Agnès publié dans : Inde
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Lecture en cours

Recherche

mesure audience web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus