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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux"

Jules Renard

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 18:14
V. S. Naipaul, La moitié d'une vie, 10-18

Willie Somerset Chandran est le fils d'un brahmane et d'une mère de basse caste. Par rejet de l'avenir tout tracé que lui préparait sa famille, attiré par les discours des chefs du mouvement pour l'indépendance, le père de Willie a renoncé à ses études et a épousé la personne la plus humble qu'il a pu trouver. Cependant il méprise sa compagne pour ses origines et du coup ses enfants aussi :
"Je songeais : "Petit Willie, petit Willie, qu'est-ce que je t'ai fait là ? Pourquoi t'ai-je infligé cette souillure ?" Puis je me reprenais : "Mais non, c'est absurde. Il n'est ni toi ni l'un des tiens. Il n'y a qu'à voir son visage. Tu ne lui as infligé aucune souillure. Ce que tu as pu lui transmettre a disparu dans l'ensemble de son héritage."
Cette idée de souillure, et de pureté qui va avec, me fait vraiment penser aux conceptions nazies sur la race.

Devenu jeune homme Willie a donc une bien piètre idée de lui même quand son père l'envoie à Londres pour y poursuivre ses études. Il s'y lie avec des "sang-mêlés" comme lui : Jamaïcains, métis africains. Il tombe amoureux d'Ana qu'il convainc de retourner avec lui dans son pays d'origine, une colonie portugaise d'Afrique de l'est. Là ils s'installent dans la plantation qu'Ana a hérité de sa famille, ils fréquentent d'autres planteurs "moitié-moitié" ou "Portugais de deuxième classe" : métis!

La moitié d'une vie est l'histoire d'un homme à qui il a fallu 41 ans (la moitié d'une vie) pour digérer l'humiliation de sa naissance et découvrir qui il était au fond. A 41 ans, il recommence de zéro.
J'ai trouvé tout le début du livre -une bonne moitié en fait- relativement ennuyeux à lire. Les personnages -le père puis Willie- semblent ballottés par les circonstances. Ils prennent des décisions dont les suites leur échappent et subissent les événements de leurs vies. J'ai plus apprécié la description de la société coloniale que fréquente Willie en Afrique et du lent délitement qui accompagne le pays vers son indépendance.

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Publié par Agnès - dans Monde indien
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commentaires

Naina 02/11/2008 12:49

Si la première moitié du livre est ennuyeuse, je ne le note pas.

Agnès 02/11/2008 19:28


Oui, ou un peu morne.