Citation

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste encore à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard


Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Bonjour

Bienvenue sur Mon biblioblog où vous trouverez des compte-rendus de mes lectures. Des lectures ces temps-ci très axées sur L'Inde ma passion présente. Mais aussi de temps en temps d'autres sujets, pour changer un peu... Bonnes lectures.
Vendredi 4 juillet 2008
Le 2 juillet c'était mon anniversaire. Et regardez tous les supers cadeaux que j'ai eu :


Des livres :
Laurie Lee, Un beau matin d'été, Phébus
Fabrice Mazza, Enigmes subtiles pour esprits agiles, Marabout
Sege Michel et Michel Beuret, La Chinafrique , Grasset
Julie Otsuka, Quand l'empereur était un dieu, 10-18
Luce Rostoll, L'Algérie à l'ombre de Maria, Loubatières
Boualem Sansal, Le village de l'Allemand, Gallimard
Vikram Seth, Deux vies, Albin Michel

Et un hors-série du Point sur l'Inde.
De quoi lire jusqu'à la fin de l'été.

Des films :
Namaste London,
Baghban.
Ceux-là seront vus bien avant la fin de l'été !

Merci beaucoup à tous ceux qui m'ont gâtée.

Et puis le 2 juillet 2008 c'est aussi la libération d'Ingrid Bétancourt. Pas mal pour terminer la journée!
par Agnès publié dans : c'est ma vie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mardi 1 juillet 2008
Jeudi 3 juillet c'est soirée Bollywood sur M6. Quelle aubaine ! C'est pas tous les jours qu'on nous passe ce genre de choses sur nos chaînes françaises !
Alors, il y a quoi ?




1)
A 20 h. 50 : Coup de foudre à Bollywood de Gurinder Chadha avec Aishwarya Rai. Eh bien, malgré son titre, ce film N'EST PAS un Bollywood. C'est un film britannique, une adaptation à l'époque actuelle et en Inde d'Orgueil et préjugés de
Jane Austen. Cela reprend, en version light, les codes de Bollywood. Pour une initiation à ce cinéma, pourquoi pas ?









2) A 22 h. 50 : La famille indienne. Titre original : kabhi khushi kabhie gham (K3G.  En Français : Dans le bonheur ou dans les larmes). Voilà du Bollywood et du meilleur. Ce film de Karan Johar réunit une brochette de grands acteurs (Shahruuuuuuuuuuukh !!!). J'aime beaucoup la musique et les danses en costumes (superbes).
Rohan (Hritik Roshan), fils cadet d'une riche famille, rentre chez lui, ses études universitaires terminées. Il passe d'abord embrasser ses deux grands-mères et les trouve en larmes. Elles ne savent pas comment lui annoncer que son frère Rahul (Shahrukh Khan), le favori de toute la famille, a été chassé par son père (Amitabh Bachchan) il y a plusieurs années car il avait osé épouser une jeune fille d'origine modeste (Kajol). Enfin informé Rohan décide de partir à la recherche de Rahul, de réunir sa famille et de redonner le sourire à sa mère (Jaya Bachchan).

Comme voilà un bon choix pour découvrir Bollywood. Le seul bémol est que ce soir K3G nous est présenté -horreur !- en version française ! Il faut que je dise aussi que généralement, la première fois qu'on regarde un
Bollywood, on rit. Et en effet, il y a parfois de quoi. Ah, la scène sublime au pied des pyramides ! Elle fait mon régal à chaque visionnage ! Et quelle belle garde-robe ! Mais dans K3G il y a aussi de l'humour volontaire.

Si vous en avez l'occasion je ne saurais donc trop vous conseiller d'essayer. Attention, cela peut entraîner un phénomène d'addiction. Quant à moi je me trouve confrontée à un dilemme. En effet, le même soir, il y a un concert gratuit de
Bombes2Bal dans les alentours. Vu les horaires je crois que je vais pouvoir cumuler : aller danser d'abord puis m'affaler devant K3G ensuite. Quelle soirée !
par Agnès publié dans : Inde
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 29 juin 2008
Fethiye Cetin, Le livre de ma grand-mère, L'aube

Alors qu'elle était déjà adulte, Fethiye Cetin a découvert que sa grand-mère était une rescapée du génocide des Arméniens. Quand elle était petite elle a été enlevée, lors d'une marche de la mort, par un gendarme turc à qui elle avait plu. Il n'avait pas d'enfant et l'éleva comme sa fille. Sa femme par contre la considérait comme une servante. Elle changea de nom, de religion et épousa plus tard un neveu de ses parents adoptifs.

Ce livre est un hommage de Fethiye Cetin à une grand-mère dont elle était très proche, qui l'a en partie élevée après la mort de son père. Il est fait des souvenirs que cette femme avait tus et qu'elle a commencé à raconter à sa petite-fille peu avant sa mort. Ce sont souvent des impressions, des images de la vie quotidienne qui essaient de redonner corps à ce qui a disparu. Cela m'a fait penser à des choses que j'ai lu sur la vie des Juifs en Europe centrale avant la seconde guerre mondiale.

Aujourd'hui en Turquie, un certain nombre de personnes découvrent, comme Fethiye Cetin, leurs origines arméniennes au moment où les derniers survivants disparaissent. De ce fait Le livre de ma grand-mère a eu un succès inattendu dans ce pays.

C'est
Naina qui m'avait signalé la parution de cet ouvrage.
par Agnès publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 28 juin 2008
François Bégaudeau, Entre les murs, Folio

François Bégaudeau est professeur de Français dans un collège du 19° arrondissement de Paris. Dans Entre les murs il raconte des scènes de la vie quotidienne dans cet établissement où la majorité des élèves sont d'origine étrangère.

Volontairement -c'est dit en quatrième de couverture- l'auteur montre les situations mais ne les commente pas.
Alors, que voit-on ? Un métier où le Français n'est qu'une partie de ce qui s'enseigne en classe. Il faut aussi rappeler encore et encore les règles de la vie en société.

Un métier où il ne faut pas se lasser de répéter :
"Souleymane était entré dans la classe avec sa capuche rabattue, j'ai attendu qu'il soit assis.
- La capuche, Souleymane, s'il te plaît.
Il l'a fait glisser sur ses épaules d'un coup de tête.
- Le bonnet aussi."

Plus loin :
"Souleymane avait la capuche rabattue et un bonnet dessous. Sans doute absent au cours précédent, Hossein l'a salué en martelant son poing droit avec le sien gauche.
- Souleymane, enlève-moi tout ça."

Et plus loin encore :
"Me précédant, Souleymane est entré encapuché.
- Souleymane.
Il s'est tourné vers moi. M'a vu pointer mon crâne du doigt pour symboliser le sien. S'est exécuté.
- Le bonnet aussi, s'il te plaît."

Etc, etc...
(Mon voisin me souffle : "Il faut imaginer Sisyphe heureux" !)

Face à des élèves parfois agressifs ou qui opposent une grande force d'inertie le narrateur n'hésite pas à dire ce qu'il pense de façon abrupte :
"- Je m'excuse mais moi, rire comme ça en public, c'est c'que j'appelle une attitude de pétasses.
Elles ont explosé en choeur.
- C'est bon, on est pas des pétasses.
- Ca s'fait pas de dire ça, m'sieur.
- J'ai pas dit que vous étiez des pétasses, j'ai dit que sur ce coup-là vous aviez eu une attitude de pétasses.
- C'est bon, c'est pas la peine de nous traiter.
- On dit pas traiter, on dit insulter.
- C'est pas la peine de nous insulter de pétasses.
- On dit insulter tout court, ou traiter de. Mais pas un mélange des deux. Je vous ai insultées, ou alors je vous ai traitées de pétasses, mais pas les deux à la fois."

Mais cela passe parce qu'en même temps il est aussi capable de reconnaître aux élèves leurs efforts et leurs qualités :
"- Mais c'est vachement bien que tu lises ça, dis-donc. Tu comprends c'que tu lis ? (elle lit La République)
- Oui oui ça va, merci m'sieur au revoir.
- C'est bizarre parce que c'est pas fait pour les pétasses d'habitude, ce livre.
Elle a souri en se retournant.
- Ben si, comme quoi."


Parce que le professeur évite de trop se prendre au sérieux, il y a de l'humour et une connivence avec les élèves. Les situations sont finement observées, les difficultés des relations avec des adolescents bien montrées. Ces jeunes ont besoin d'avoir en face d'eux des adultes qui les apprécient et les respectent mais qui aussi soient capables de leur montrer où sont les limites. Ce n'est pas un métier toujours facile et on l'exerce mieux quand on ne traverse pas soi-même de vrais problèmes personnels. Au total, c'est un livre sympathique et
plutôt optimiste.
par Agnès publié dans : Récits autobiographiques
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 27 juin 2008
Timeri N. Murari, Taj, Picquier

Ce roman raconte l'histoire d'amour entre Shah Jahan, empereur moghol au début du 17° siècle et Arjumand, impératrice sous le nom de Mumtaz-i-Mahal. Après la mort de son épouse adorée, Shah Jahan fit construire pour elle le Taj Mahal. La narration alterne un chapitre de l'histoire d'amour et un chapitre de la construction du mausolée.

L'histoire d'amour : elle nous est racontée par la voix de trois narrateurs : Shah Jahan, Arjumand et Isa, fidèle serviteur d'Arjumand. Entre Shah Jahan et Arjumand, ce fut le coup de foudre au premier regard. Elle avait 12 ans, lui 16. Hélas des raisons politiques allaient retarder le mariage qu'ils souhaitaient tous les deux car Shah Jahan était prince héritier et son père voulait qu'il fasse des unions politiques. Enfin leur persévérance eut raison des obstacles bien qu'arjumand eut atteint l'âge limite de 17 ans. Commencent alors 18 ans de mariage qui pour Arjumand sont 18 ans de grossesses. A peine remise d'une fausse couche ou d'un accouchement, elle était de nouveau enceinte et c'est en donnant le jour à son quatorzième enfant qu'elle mourut. Pour le couple bientôt suivi d'une ribambelle d'enfants c'est aussi de longues pérégrinations à travers l'empire sur les ordres de l'empereur Jahangir, père de Shah Jahan, lequel n'accéda au trône que deux ans avant la mort de sa femme.

Arjumand était la nièce de Mehrunissa dont j'ai lu l'histoire précédemment dans La vingtième épouse
. Dans Taj Mehrunissa apparaît comme une intrigante, uniquement intéressée par le pouvoir que lui confère son mariage avec Jahgangir.

La construction du Taj Mahal : elle dura vingt ans et mobilisa 20 000 ouvriers venus de tout l'empire. Elle nous est racontée à travers l'histoire de l'un d'entre eux, Murthi, un sculpteur qui a quitté son village avec sa famille pour venir travailler sur ce chantier gigantesque. Malgré cette tentative de personnalisation le récit reste assez technique. C'est intéressant néanmoins. J'ai appris des tas de choses passionantes sur les techniques de construction et la vie à cette époque mais c'est cela qui fait aussi, à mon avis, que ce roman n'est pas des plus prenants.

"Il faudrait des années avant que les fondations soient achevées. Les plans prévoyaient une série de piliers, entourés par des puits et reliés entre eux par de robustes arches. L'intérieur de ces puits serait rempli par des rochers et l'espace les séparant solidement maçonné. Les piliers supporteraient le poids énorme de la tombe, pendant que les puits empêcheraient les infiltrations d'eau de la Yamuna. Les briques seraient imperméabilisées pour les siècles à venir en étant immergées dans de la graisse chaude. Le mortier lui aussi était spécial, il était constitué d'un mélange de chaux éteinte, de sucre brut, de lentilles, de coquilles d'oeufs, de coquillages écrasés et de gomme d'arbre."

Et on n'en est quaux fondations ! Vous comprenez que l'argent n'était pas un problème.
par Agnès publié dans : Inde
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Lecture en cours

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus