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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste encore à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard


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Bonjour

Bienvenue sur Mon biblioblog où vous trouverez des compte-rendus de mes lectures. Des lectures ces temps-ci très axées sur L'Inde ma passion présente. Mais aussi de temps en temps d'autres sujets, pour changer un peu... Bonnes lectures.
Jeudi 28 février 2008
Me  voici de retour chez moi après trois jours de vacances en famille à Paris.
Nous avons fait un petit tour :


au marché aux puces de Saint-Ouen,
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à la Très Grande Bibliothèque,
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au musée des arts premiers,
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dans le quartier indien (rue du faubourg Saint-Denis), chez Gibert...
Et nous revenons fatigués mais bien contents.
 
par Agnès publié dans : c'est ma vie
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Mardi 19 février 2008
Karen Levine, La valise d'Hana, Flammarion.

A Tokyo il y a un petit centre de documentation sur la shoah. Sa directrice, Fumiko Ishioka, se consacre à informer les jeunes  Japonais sur le génocide des Juifs. Dans ce but elle a constitué une petite exposition et s'est fait prêter une valise par le mémorial d'Auschwitz. Sur cette valise, un nom : Hana Brady ; une date de naissance : 16 mai 1931 et un mot : orphelin. Qui était Hana Brady ? Quelle a été son histoire ? A partir de ces maigres indices, Fumiko Ishioka va mener l'enquête.

Un centre de documentation sur la Shoah au Japon, en voilà une chose surprenante! Et leurs propres crimes de guerre, ils les enseignent à leurs enfants, les Japonais ? Ceci dit, informer les jeunes sur la shoah, oui, c'est une bonne chose.

J'ai ressorti ce petit livre de ma bibliothèque après avoir entendu M. Sarkozy annoncer que chaque enfant de CM2 devrait porter le souvenir d'un enfant juif victime des nazis. Cette nouvelle m'a fait me poser beaucoup de questions.
D'abord sur le fond : c'est compatible, cette idée, avec le fait de rechercher jusque dans les écoles les enfants de sans-papiers pour les renvoyer vers un pays où ils seront persécutés ?
Ensuite sur la forme : je pense que c'est trop personnaliser le travail de mémoire et qu'une formule plus légère, un enfant "parrainé" par une classe, serait plus approprié (il semble que ce soit ce vers quoi on se dirige finalement).

Bon, je parle du livre maintenant. C'est une histoire vraie.
L'ouvrage raconte deux histoires qui se déroulent en parallèle. Celle d'Hana, Juive de Tchécoslovaquie et celle de l'enquête menée par Fumiko. Il est illustré de documents, des photos d'Hana et de sa famille notamment. Le ton se veut positif : les atrocités vécues par les Juifs sont exposées mais l'accent est mis aussi sur le courage des victimes. La fin délivre un message d'espoir : les jeunes doivent lutter pour que cela ne se reproduise plus.
Je pense que La valise d'Hana peut être un bon instrument pour une première approche du génocide des Juifs.
par Agnès publié dans : Shoah
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Dimanche 17 février 2008
Viramma, Josiane et Jean-Luc Racine, Une vie paria, Plon.

Viramma est une paysanne de la caste des Paraiyar (mot qui a donné paria en Français), une caste d'intouchables du sud de l'Inde. Elle vit dans un village du Tamil-Nadu, près de Pondichéry.
Josiane Racine est originaire de Pondichéry. Sa langue maternelle est le Tamoul et elle a fait ses études en France. A l'occasion de recherches en ethnomusicologie elle a fait la connaissance de Viramma et l'a interrogée sur sa vie. Les entretiens courent sur une dizaine d'années et donnent ce gros pavé de plus de 600 pages publié en 1994. Mais en fait près d'un tiers du livre consiste en notes et appendices.

Une confiance s'est créée entre Josiane Racine et Viramma qui lui raconte tous les aspects de sa vie laborieuse. Une enfance joyeuse mais de courte durée. Viramma est mariée encore enfant avec un homme adulte qu'elle ne découvre que le jour du mariage. Après la cérémonie la fillette reste vivre chez ses parents jusqu'à sa puberté deux ans plus tard qui marque le début de sa vie de couple. Les premiers temps sont difficiles pour cette adolescente, hier encore une enfant, qui doit maintenant tenir le foyer de son mari et coucher avec lui. Cependant comme il est doux et cherche à se la gagner en lui offrant de petits cadeaux elle s'attache progressivement à lui et leur union est suivie d'une période de lune de miel.

Les Paraiyar sont des paysans sans terre qui travaillent pour les plus hautes castes. La belle-famille de Viramma est ainsi attachée à une famille de propriétaires terriens. Ils travaillent pour eux dans les champs et à la maison et leurs doivent révérence. En échange les patrons ont une sorte de devoir de ré-embauche et participent aux évènements importants de la vie de leurs employés : dons et prêts pour les mariages, les enterrements... En même temps ces prêts lient les deux parties car les Paraiyar sont toujours débiteurs vis à vis des patrons.
Le travail est pénible et ne manque pas. Viramma et sa famille s'en sortent toujours de justesse. Le moindre imprévu -maladie qui réduit le nombre de bras- risque de les obliger à se serrer la ceinture.

Viramma a eu 12 enfants, trois ont atteint l'âge adulte. Elle vit dans un monde inquiétant où chaque décès ou maladie est attribué à un mauvais sort, esprit ou démon. Il faut alors s'adresser à un exorciste, porter des amulettes, faire des offrandes au dieu. C'est beaucoup d'argent pour des gens démunis qui part dans ces désenvoûtements.

Viramma a totalement intériorisé son statut d'inférieure. Elle répète à plusieurs reprises qu'elle est impure. Elle dit qu'il est normal que les Paraiyar travaillent et que les patrons commandent. Chacun doit rester à sa place. Cependant elle n'est pas non plus dans la flagornerie ni prête à se laisser marcher sur les pieds et quand des membres des hautes castes abusent de leur pouvoir elle le leur dit en langage cru. C'est une femme qui n'a pas sa langue dans sa poche. Le récit montre aussi que les choses sont en train de changer. Sous l'influence de partis politiques qui défendent les intouchables, les jeunes -dont Anbin, le fils de Viramma- commencent à refuser la servitude traditionnelle.

Malgré sa vie difficile Viramma apparaît comme une femme enjouée qui ne se laisse jamais abattre. Elle a reçu une petite formation d'accoucheuse et semble un pilier du céri, le quartier des intouchables. C'est une forte personnalité qui force l'admiration.
La lecture est parfois un peu fastidieuse (j'ai trouvé long tout ce qui concernait l'énumération des différents exorcismes) mais intéressante pour ce qu'elle montre de la vie rurale, des relations complexes entre les castes et de la solidarité des exclus.
par Agnès publié dans : Inde
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Dimanche 10 février 2008
Sarah Dars, Bengale hot, Picquier

Le héros de ce roman policier est un médecin ayurvédique de caste brahmanique que tout le monde surnomme Doc. Il est invité à séjourner chez la famille Dâs, éditeurs depuis trois générations à Calcutta. Peu de temps après son arrivée les deux filles Dâs, Urvashî et Tilottamâ ainsi que Girish, le mari de Urvs, sont retrouvés assassinés. Puis Pramod, le mari de Tilo, se suicide. Est-ce un aveu de culpabilité et l'affaire est-elle réglée ? Pas si simple...

J'ai trouvé l'enquête policière guère palpitante et le personnage de Doc trop peu étoffé. Pour moi l'intérêt principal de ce roman réside dans la description de la ville de Calcutta et de son intelligentsia. J'ai appris que la capitale du Bengale était une ville de culture aux nombreuses librairies. Les informations sont parfois apportées de façon un peu lourdement didactique mais dans l'ensemble c'est plutôt intéressant. A lire sans doute avant, pendant ou après un voyage à Calcutta. Le brahmane Doc mène d'autres enquêtes et d'après les titres chacune semble se dérouler dans une ville différente d'Inde.
par Agnès publié dans : Inde
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Samedi 9 février 2008
J'ai été taguée par Elfe. Il s'agit d'une chaîne de blogs dont voici le règlement :

Ecrire le lien de la personne qui nous a tagué.
Préciser le règlement sur son blog.
Mentionner 6 choses sans importance sur soi.
Taguer 6 autres personnes en mettant leur lien.
Prévenir ces personnes sur leur blog respectif.

Alors voilà :

A partir de 21 heures 30, 22 heures au plus tard je m'endors. Chez moi pas de problème, je me mets au lit et je m'endors sur mon livre mais en soirée ça peut poser problème : je somnole à la fin du repas ou je baille à me décrocher la mâchoire.

Je peux difficilement me passer de chocolat. J'en consomme quotidiennement avec une prédilection pour la marque Côte d'or. Quand il n'y en a plus je me rabats sur le Nutella.

Je sais tricoter, faire du crochet et broder. Mais plus je lis, moins je pratique. Ceci dit c'est comme la bicyclette, ça ne s'oublie pas.

Non seulement je regarde des films de Bollywood mais quand j'ai fini je me passe les BO en boucle.

Je collectionne les "boules de neige" (on les retourne et il neige !) J'en ai plus de 60 sur une étagère dans mon salon.

Je ne vois que de l'oeil droit et en plus je louche du gauche (ça ne m'a pas empêché de trouver l'amour !). De loin il arrive que mon interlocuteur croie que je m'adresse à son voisin.

Et les suivantes sont : Sylvie, Allie, Gambadou, Naina, Lilly et Lily. Amusez-vous bien les filles !


par Agnès publié dans : c'est ma vie
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