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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste encore à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard


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Bonjour

Bienvenue sur Mon biblioblog où vous trouverez des compte-rendus de mes lectures. Des lectures ces temps-ci très axées sur L'Inde ma passion présente. Mais aussi de temps en temps d'autres sujets, pour changer un peu... Bonnes lectures.
Lundi 23 juin 2008
Bulbul Sharma, La colère des aubergines, Picquier

Les nouvelles qui constituent ce volume tournent toutes autour de la cuisine et par ce biais nous racontent des histoires de familles et plus particulièrement de femmes indiennes, cuisinières des festins qui nous sont décrits. Car les occasions sont nombreuses de nourrir son entourage, pour marquer son affection ou pour s'attirer des faveurs.

J'ai bien aimé L'épreuve du train. Une fois par an, Gopal emmène sa mère, sa femme et sa fille en pélerinage. Le voyage en train est un calvaire pour lui. Il imagine tout ce qui pourrait arriver à ces trois femmes qui profitent de leur unique sortie en discutant avec des inconnus et en échangeant avec eux des victuailles : puri, curry de pommes-de-terre, pickle de mangues, paratha, pakora, kachori...
Dans Mes sacrées tantes de la même auteure il y a aussi une nouvelle qui se déroule dans un train et où on retrouve un peu la même ambiance de libération féminine.

Chaque nouvelle est suivie de recettes. J'en ai testé une que je pensais mettre ici mais le résultat n'est pas à la hauteur de mes attentes donc je m'abstiens. Il faudrait essayer encore mais il fait un peu chaud pour se mettre aux fourneaux.
C'est un joli prénom Bulbul, ça veut dire rossignol.
par Agnès publié dans : Inde
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Jeudi 19 juin 2008
Indu Sundaresan, La vingtième épouse, Le livre de poche

Ce roman se déroule dans l'Inde des Moghols, à la fin du 16° siècle et au début du 17°. La période couvre la fin du règne de l'empereur Akbar et le début du règne de son successeur, son fils Jahangir. Le personnage central est Mehrunnisa qui fut la vingtième (et dernière) épouse de Jahangir. Après leur mariage, elle gouverna l'empire pour son époux, toujours dans l'ombre, comme il seyait aux femmes à cette époque.

L'histoire va de sa naissance à son mariage avec l'empereur. La légende rapporte que Mehrunnisa était tombée amoureuse à l'âge de huit ans de celui qui n'était encore que le prince Salim. Huit ans plus tard ils se croisèrent pour la première fois et il l'aima dès le premier regard mais leur amour devrait attendre encore longtemps. Quand il l'épousa, c'était une vieille de 34 ans (on considérait que passé 18 ans une fille n'était plus mariable), elle était veuve et mère d'une jeune enfant. Son père était un courtisan en disgrâce, son frère et son mari avaient été exécutés pour avoir comploté contre l'empereur. Tous ces éléments semblent prouver qu'en effet, il s'agissait bien d'un mariage d'amour.

Avec ce roman nous découvrons la vie à la cour du Grand Moghol. Familière de l'impératrice Ruqayya, femme d'Akbar, Mehrunnisa a grandi dans le harem impérial. Les inombrables femmes, concubines et esclaves qui ne vivent que pour attirer un instant l'attention de leur seigneur tuent le temps en colportant toutes sortes de ragots, en s'adonnant à la consommation de sucreries, d'alcool ou d'opium (Jahangir lui-même est un alcoolique drogué). Les proches de l'empereur, fils ou ministres, complotent pour obtenir plus de pouvoir. Au milieu de toutes ces turpitudes, Mehrunnisa est un ange de patience et d'intégrité. L'histoire de son mariage avec Jahangir est racontée par Indu Sundaresan dans Le festin de roses
.
par Agnès publié dans : Inde
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Samedi 14 juin 2008
Fabrice Bourland, Le fantôme de Baker street, 10-18

Londres, 1932. Deux jeunes détectives, Andrew Singleton et James Trelawney, sont contactés par lady Conan Doyle, la veuve du célèbre écrivain. A la faveur d'une renumérotation de Baker street le n°221 a été attribué à une maison qui depuis semble habitée par un fantôme et lady Conan Doyle les supplie d'intervenir "pour le bien de l'humanité toute entière!" (Rien que ça).

En voilà une histoire abracadabrante ! De méchants fantômes sortent de tous les côtés. C'est Ghostbusters, ma parole ! Sauf que c'est moins drôle.
La seule chose que j'y ai vue d'intéressante c'est de retrouver des éléments de biographie d'Arthur Conan Doyle, personnage que j'avais découvert dans Arthur et George
. A la fin de sa vie il était devenu un adepte du spiritisme et le roman le suit allègrement dans cette voie, développant les thèses les plus extravagantes.
par Agnès publié dans : Policiers historiques
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Mercredi 11 juin 2008
Michel de Grèce, Le rajah Bourbon, Le livre de poche

Il existe en Inde, à Bhopal, une famille qui porte le nom de Bourbon et qui se croit descendante du Connétable de Bourbon qui trahit François 1° en 1523. Le Connétable aurait eut un fils caché, Jean, lequel, après de nombreuses péripéties, serait venu en Inde où il a servi sous le Grand Moghol Akbar. Michel de Grèce part des maigres sources existant pour imaginer quelle a été la vie aventureuse de Jean de Bourbon.

Le gros reproche que j'ai à faire à ce roman c'est de ne nous épargner aucun cliché. Jean évolue dans un monde en noir et blanc où un seul regard permet de juger un homme sur sa mine. François 1° ? "Le menton fuyant caché par la barbe trahit sa faiblesse de caractère". Anne de Beaujeu, belle-mère du Connétable ? "Le front trop grand et trop bombé révèle un cerveau d'une capacité exceptionnelle". Quant à Jean lui-même, s'il n'est pas sur de ses origines, tout le monde le lui dit : "ton allure ne trompe pas, tu es à n'en pas douter le rejeton d'une très grande famille". Comme cela serait pratique si c'était pareil dans la vraie vie. Pratique ou un peu effrayant ?

J'avais déjà remarqué ce défaut dans
La femme sacrée mais dans ce dernier roman l'aspect historique était beaucoup plus étoffé et faisait l'intérêt de la lecture. Finalement, dans Le rajah Bourbon, le plus intéressant ce sont les dix pages de bibliographie commentée placées à la fin. Michel de Grèce y présente ses sources et en donne des extraits. Elles confirment que "durant le règne du grand Akbar, environ vers 1557 ou 1559, un Européen appelé Jean de Bourbon arriva à la cour de Delhi. Il se disait Français et descendant d'une des plus nobles familles du pays".

Ce qui est intéressant aussi c'est la description de la vie à la cour d'Akbar. J'ai appris que c'était un homme tolérant qui avait une épouse chrétienne à qui il permettait de pratiquer son culte. Il avait fait venir près de lui des prêtres des différentes religions pour qu'ils discutent entre eux et dans l'espoir qu'ils arriveraient à un syncrétisme. Ca m'a donné envie d'en savoir plus sur ce personnage.


La lecture du rajah Bourbon était aussi un bon prétexte pour revoir Jodhaa-Akbar, un film d'Ashutosh Gowariker. C'est l'histoire d'amour de Jodhaa (Aishwariya Rai) et d'Akbar (Hrithik Roshan). Jodhaa était une princesse hindoue qui répugnait à épouser un musulman. Des raisons politiques imposaient cette union à laquelle elle posa deux conditions : pouvoir conserver sa religion et avoir son oratoire au palais. Et elle tomba amoureuse de ce mari si tolérant. Le film peut laisser penser que Jodhaa était la seule femme d'Akbar alors qu'en fait il en avait un plein harem.

Le film raconte aussi la prise du pouvoir par Akbar. A sa majorité il dût lutter contre ses proches qui assuraient la régence. Cela ne fut pas toujours facile. Michel de Grèce raconte comment il s'est débarassé de son frère de lait : "s'ensuivit un corps à corps au cours duquel Akbar réussit à jeter par la fenêtre Adham Khan. Celui-ci tomba dans la cour mais n'était pas mort. Akbar ordonna de le ramasser, de le ramener dans le harem et il le jeta une deuxième fois par la même fenêtre, cette fois-ci sans que le ministre survive". Cette scène violente est reprise dans le film.

Jodhaa-Akbar est un film historique à grand spectacle. Il y a des batailles pleines de bruit et de fureur où interviennent des éléphants caparaçonnés qui écrasent les fantassins ennemis. Il y a de somptueux costumes et de magnifiques palais. Il y ades traitres qui complotent et Hrithik Roshan nous fait profiter de son impressionante musculature. C'est joli mais cela ne me touche pas beaucoup. Par contre cela rend sympathique le personnage d'Akbar. Enfin le film comprend (comme pas mal de Bollywood) un hymne à la grande Inde (Hindustan) unie où hindous et musulmans vivent en paix.
par Agnès publié dans : Inde
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Mercredi 4 juin 2008
Rupa Bajwa, Le vendeur de saris, J'ai lu

Agé de 26 ans, Ramchand est vendeur dans un magasin de saris. Cependant sa routine quotidienne le satisfait de moins en moins. Il se rappelle alors les souhaits que son père, prématurément disparu, faisait pour lui : l'inscrire dans une école anglophone pour qu'il ne soit pas toute sa vie un boutiquier. Ramchand décide alors de se remettre à l'étude et fait l'emplette de deux ouvrages : "Correspondance usuelle" et "Pages immortelles-pour écoliers de tous âges" et d'un dictionnaire d'Anglais.

Le lieu de travail de Ramchand, la Sevak Sari House, est aussi l'endroit où deux mondes se côtoient sans se rencontrer. Le monde privilégié et protégé des riches clientes et celui plus modeste des employés. Ramchand découvre qu'un mur le sépare de la bourgeoisie quand il essaye de trouver de l'aide pour une pauvre femme qu'un mariage malheureux a poussée dans une situation misérable. Cependant Rupa Bajwa montre aussi que même la position des femmes d'hommes d'affaires est très dépendante : de la bienveillance de leur mari ou de leur belle-mère, de leur capacité à enfanter un fils.

J'ai bien aimé ce roman bien que l'histoire soit très dure parfois et que la fin ne laisse que peu d'espoir d'une amélioration de la situation.
par Agnès publié dans : Inde
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